‹ Les etats de BloisChapitre 137 sur 225 · GOUDAR D · texte numérisé non relu

GOUDAR D

C’est que quand je lis Nostradamus , ça me donne toujours des idées qui me font peur.

LE CARDINAL

Pourquoi la grand’porte est-elle fermée à l’heure qu’il est.

GOUDARD.

Monseigneur, je ne sais.

LE CARDINAL

Est-ce par ordre de mon frère?

GOUDARD.

Je ne crois pas, monseigneur.

LE CARDINAL

Et qui donc s’avise ici de fermer les portes sans notre ordre.

GOUDARD.

Monseigneur, je n’ai vu personne; j’ai seulement entendu qu’on fermait la porte. *

LE CARDINAL

Tu n’as jamais rien vu... et tu m’as l’air d’en savoir plus que tu n’en dis ; il se passe quelque chose.... — Cornac, éclairez-moi, je veux faire le tour du château.

( Il sort par la porte de la basse-cour. Larchant et les ordinaires rentrent au mênut moment, et passent à côté de lui sans le saluer.)

GOU DARD , à Larcliant.

Comment , vous ne saluez pas ? c’est monseigneur le cardinal.

LARCHANT

Pourquoi se met-il en habit court? on n’est pas forcé de le reconnaître.

diiguast.

Que n’a-t-il son chapeau rouge ?

MONTSÉRY.

S’il a perdu le sien , qu’il prenne garde qu'on ne lui en donne un autre.

( Ils rient et sortent de la salle par la porte du château. )

GOUDARD , seul.

Sont-ils insolens ce soir! que diable ont-ils donc ? N’importe , voilà les deux frères avertis ; maintenant, si ce monsieur Larchant s’imagine les surprendre, il comptera deux fois.... c’est pourtant moi qui l’aurai sauvé, ce brave duc!

( Il prentl les verres et les assiettes qui sont sur la table et les porte dans la petite salle. )

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