‹ Les etats de BloisChapitre 41 sur 225 · SCENE IL · texte numérisé non relu

SCENE IL

amis des États lui ont promis de se transporter à Orléans, et de P y nommer connétable.

En vérité !.... et que lu’ avez-vous répondu?

LE ROI

Soyez tranquille , il n’est pas encore parti.

CATHERINE

Vous lui avez donc dit....

LE ROI

Si jamais je lui donne son passeport, il sera signé de son sang ou du mien.

CATHERINE

Là.... mon fils, ne parlez pas ainsi.... dites un peu votre réponse.

LE ROI

Il ne partira pas....

CATHERINE

Mais lui avez-vous fait bon visage ?

LE ROI

Oh! nous sommes grands amis.... Nous communions demain ensemble.

CATHERINE

A la bonne heure! — Je crains toujours que vous déguisiez mal votre colère.

LE ROI

Rassurez-vous, je me sens encore de la patience pour un jour ou deux.

CATHERINE

11 vous aura fait des demandes si ridicules !

LE ROI

Jusqu’à présent il me laisse ma chemise et mon pourpoint, mais c’est tout, je crois. — Vous imagineriez-vous qu’il réclame une garde d’honneur ?

jâ'. ^

CATHERINE

Une garde d’honneur !

LE ROI

Oui, les deux cents archers qu’on m’avait accordés quand j’étais lieutenant comme lui.

CATHERINE

Je le reconnais bien là! Et parle-t-il encore de se faire céder Orléans ?

LE ROI

Oui ; c’est son cheval de bataille , quand il ne sait plus de quoi se plaindre.

Promettez toujours , mon fils.

LE ROI

Promettre! toujours promettre !,.. En vérité, ma mère , êtes-vous bien sûre de votre jeu ?

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