SCENE IL
amis des États lui ont promis de se transporter à Orléans, et de P y nommer connétable.
En vérité !.... et que lu’ avez-vous répondu?
LE ROI
Soyez tranquille , il n’est pas encore parti.
CATHERINE
Vous lui avez donc dit....
LE ROI
Si jamais je lui donne son passeport, il sera signé de son sang ou du mien.
CATHERINE
Là.... mon fils, ne parlez pas ainsi.... dites un peu votre réponse.
LE ROI
Il ne partira pas....
CATHERINE
Mais lui avez-vous fait bon visage ?
LE ROI
Oh! nous sommes grands amis.... Nous communions demain ensemble.
CATHERINE
A la bonne heure! — Je crains toujours que vous déguisiez mal votre colère.
LE ROI
Rassurez-vous, je me sens encore de la patience pour un jour ou deux.
CATHERINE
11 vous aura fait des demandes si ridicules !
LE ROI
Jusqu’à présent il me laisse ma chemise et mon pourpoint, mais c’est tout, je crois. — Vous imagineriez-vous qu’il réclame une garde d’honneur ?
jâ'. ^
CATHERINE
Une garde d’honneur !
LE ROI
Oui, les deux cents archers qu’on m’avait accordés quand j’étais lieutenant comme lui.
CATHERINE
Je le reconnais bien là! Et parle-t-il encore de se faire céder Orléans ?
LE ROI
Oui ; c’est son cheval de bataille , quand il ne sait plus de quoi se plaindre.
Promettez toujours , mon fils.
LE ROI
Promettre! toujours promettre !,.. En vérité, ma mère , êtes-vous bien sûre de votre jeu ?