‹ Les etats de BloisChapitre 56 sur 225 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

BRISSAC

Monsieur l’archevêque a ses raisons : ne faut-il pas qu’on lui donne le temps de recevoir ce fameux chapeau? Mais quant à ceux qui n’attendent rien de la cour, qui ne placent leur fortune que dans l’avancement de vos desseins et de votre grandeur , ils n’ont qu’un désir, c’est de vous suivre à Orléans ou à Paris , de vous y nommer connétable , puis quelque chose encore.... Je dois même vous le dire , monseigneur, c’est là ce que nous avons arrêté hier....

GUISE

Comment! hier? à quel moment?

* BRISSAC

Hier au soir, monseigneur.

GursE.

Voilà qui me déplaît! Encore une assemblée de nuit, et chez les pères de Jésus, je gage.

BRISSAC

Oui, monseigneur.

GUISE

Toujours ces pères!.... — C’était donc pendant le souper de d’Espignac ?

BRISSAC

Oui, monseigneur.

GUISE

Je n’aime pas ces cachotteries,.... Il fallait m’avertir, Brissac.

BRISSAC

Monseigneur, je n’y suis allé que par hasard....

guise.

Ces messieurs de Jésus devraient bien se mêler de leurs affaires. — Etiez -vous nombreux ?

BllISSAC.

Une trentaine environ ; les gens du Tiers dominaient.

GUISE

En ce cas, vous aurez entendu de belles folies !

brissac.

Non, monseigneur; ils sont convenus seulement qu’ils vous supplieraient de transporter les Etats à Orléans, afin d’en finir avec le Valois , et d’échapper aux dangers que nous courons tous dans cette ville à demi-huguenote.

(Guise ne répond rien, et reste pensif, appuyé sur le dos d’un grand fauteuil.)

Après la séance , le petit Caracciolo , le secrétaire du légat, s’est levé pour se plaindre de son maître....

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