‹ Les États de Blois, ou, La mort de MM. de GuiseChapitre 120 sur 212 · SCÈNE Vil. 3i · texte numérisé non relu

SCÈNE Vil. 3i

GOUDARD.

C'est qu'ici.... vois-tu, Martiiiot.... c'est différent.

WARTINOT.

Oui.... tu as peur qu'on ne t'écoute.

GOUDARD.

Non, mais je suis concierge.

LE FRÈRE COUPARD.

Voilà pourtant comme on se livre à Satan sans s'en douter! voilà comme on oublie les commandemens de Dieu! (luvaie un grand verre a«vm.) A la santé de nos chers Parisiens , monsieur Martinot.

MARTINOT.

Merci , mon père : ils vous le rendent , à vous et à tous les vrais Guisards.

^ JEANNE LENOIR

Ah! saint François! que ne sommes-nous dans ce brave Paris! c'est là qu'on nous aime!

MARTINOT.

Je vous en réponds, bonne Jeanne! et si vous y venez jamais , soyez tranquille , vous y verrez de belles fêtes. Quand on leur dira : voilà celle qui l'a nourri ; — ils vous brûleront autant de chandelles qu'à la bonne Vierge, si elle ressuscitait.

( On entend frapper à la porte qui conduit au château. )

3i4 LES ÉTATS DE RLOIS.

GOUDARD.

Ah! mes amis, entrez là-dedans; entrez, je vous en prie....

( Ji leur montre la petite ulle. )

MARTINOT.

Pourquoi donc ?

. GOUDARD.

Vous n'entendez pas?

( On frappe de noKTeau et on crie : Lolà ! Goudard. )

Ce sont les quarante-cinq.... Vous savez ces enragés démons.... Entrez, entrez....

( Il les pousse vers la petite salle. )

COUPARD.

Soit....

MARTINOT. -

Il est certain que s'ils sont quarante-cinq , il

n'y a pas moyen de leur tenir tête.

(Martinet, Coupard et la nourrice entrent dans la petite salle. )

GOUDARD.

Là , bien.

( On crie de nouveau : holà ! ouvre donc , Goudard. )

— On y va, on y va. ( a Robertz.) Allez-vous-en aussi mon enfant.

ROBERTZ.

Je ne peux pas marcher!

GOUDARD , essayant de soulever le fauteuil.

Maudit fauteuil ! est-il lourd !, .

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