‹ Les États de Blois, ou, La mort de MM. de GuiseChapitre 121 sur 212 · SCÈNE VIL 3i · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL 3i

ROBïl^TZ.

N'importe! laisse -moi là, je ne les crains pas!

( On frappe à coups redotiblés , et comme si on voulait enfoncer la porte. ) GOUDARD, courant ouvrir.

Voilà, voilà.

( Entrent Sainte-Malines , Monlsérj , Saint-Gaudin , Sériac et le capitaine Duguast. )

SAINTE MALINES

Enfin!.... il est bientôt temps!.... Tu te barricades donc , vieux ligueur ?

GOUDARD.

Pardon! messieurs, pardon.... c'est que je tirais mon vin.

DUGUAST.

Est-ce pour en avoir trop bu que tu trembles comme un chat qui sort de l'eau ?

GOUDARD.

Oh! non.... mais vous avez frappé si fort, qu'en vérité j'en ai eu peur....

SAINTE-MALINES

Hardiment heurte à la porte Qui bonne nouvelle apporte.

GOUDARD.

Et quelle nouvelle, monsieur Sainte-JMalines ?

3i6 LES ÉTATS DE BLOIS.

SAINTE-MALINES

XlGnS j CCOlltC r (>• f»it sonner dans sa niaiu des i>ièic> d'argcnl

Regarde, maintenant....

( II ouvre la maiu, et montre à Goudard quatre ccus neufs. ) GOUDARD.

Grand'chose de beau ! c'est de l'argent de calice !

SAINTE-MAUNES.

Veux-tu te Uiire ! c'est du franc argent royal.

GOUDARD.

Mais regardez-le donc ; il est aussi huguenot que le Béarnais; il vient de La Rochelle tout droit.

DUGUAST.

Que t'importe ! n'est-il pas bon pour te payer?

GOUDARD.

Comme vous voudrez.... mais je n'oserais pas le donner à d'aiitres.... car enfin c'est de l'argent de calice, de ciboire....

SAINTE-MALlNES.

Tu en as menti , aussi vrai que

Quatre chopines iont un pot , Et qui dit non est un gros sot !

MONTSÉRY, riant

Bravo ! Sainte-Malines est en tram , nous allons rire. (AGoudavd ) Du vin, morbleu *"P ^'*

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