SCÈNE VIL 3i
ROBïl^TZ.
N'importe! laisse -moi là, je ne les crains pas!
( On frappe à coups redotiblés , et comme si on voulait enfoncer la porte. ) GOUDARD, courant ouvrir.
Voilà, voilà.
( Entrent Sainte-Malines , Monlsérj , Saint-Gaudin , Sériac et le capitaine Duguast. )
SAINTE MALINES
Enfin!.... il est bientôt temps!.... Tu te barricades donc , vieux ligueur ?
GOUDARD.
Pardon! messieurs, pardon.... c'est que je tirais mon vin.
DUGUAST.
Est-ce pour en avoir trop bu que tu trembles comme un chat qui sort de l'eau ?
GOUDARD.
Oh! non.... mais vous avez frappé si fort, qu'en vérité j'en ai eu peur....
SAINTE-MALINES
Hardiment heurte à la porte Qui bonne nouvelle apporte.
GOUDARD.
Et quelle nouvelle, monsieur Sainte-JMalines ?
3i6 LES ÉTATS DE BLOIS.
SAINTE-MALINES
XlGnS j CCOlltC r (>• f»it sonner dans sa niaiu des i>ièic> d'argcnl
Regarde, maintenant....
( II ouvre la maiu, et montre à Goudard quatre ccus neufs. ) GOUDARD.
Grand'chose de beau ! c'est de l'argent de calice !
SAINTE-MAUNES.
Veux-tu te Uiire ! c'est du franc argent royal.
GOUDARD.
Mais regardez-le donc ; il est aussi huguenot que le Béarnais; il vient de La Rochelle tout droit.
DUGUAST.
Que t'importe ! n'est-il pas bon pour te payer?
GOUDARD.
Comme vous voudrez.... mais je n'oserais pas le donner à d'aiitres.... car enfin c'est de l'argent de calice, de ciboire....
SAINTE-MALlNES.
Tu en as menti , aussi vrai que
Quatre chopines iont un pot , Et qui dit non est un gros sot !
MONTSÉRY, riant
Bravo ! Sainte-Malines est en tram , nous allons rire. (AGoudavd ) Du vin, morbleu *"P ^'*