‹ Les États de Blois, ou, La mort de MM. de GuiseChapitre 24 sur 212 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

ensuite chez les jésuites et à la chambre du tiers.

(Mayneville s'écliappe au milieu de lu foule. Brissac à Bois-Dauphin et autres. )

Et nous, messieurs, retournons près de monsieur le duc ; il faut lui faire un rempart de

nos corps. (Hs rentrent dans Ic château.)

^ Les pages continuent à se battre , et ceux qui les entourent commencent à en venir aux mains : on entend à la fois les cris , les cloches , le tambour ; le bruit est à son comble : mais tout à coup Grillon sort de la grande porte du château , à la tête d'une cinquantaine de liallebardiers, et Larchant arrive du côté opposé, suivi des arckerg écossais. )

GRILLON

Allons , gare , harnibieu ! gare, séparez-vous.

Attends, Grillon, je vais t'aider. — Place, place; à gauche, à droite, canaille!

(Ils pénî'trent au milieu de la foule et forment une doid)le haie de soldats qui sépai-e les combattaus. )

GRILLON

Le premier qui bouge maintenant!.... (ii saisit

par le bras Montigny qui s'est glissé du côté des rojali.stes, et se bat avec Châteauneuf .)

— Qu'est-ce que tu fais là, petit drôle? Allons, vite à ta place.

( Il le fait passer de l'autre côté. ) MONTIGNY , criant à Châteauneuf.

Nous nous reverrons....

CHATEAUNEUF, criant.

La soirée n'est pas finie.

LARCHANT

Silence!

i3o LES ETATS DE BLOTS.

GRILLON

Quels démons que ces petits porte-queurs ^

C A deux mamiitoiis rio l';ivtlipv*(jup «jui sp battent avec leni-s l)iocli«»s. ) Pjt

VOUS aussi , vous embrochez les chrétiens ? Harnibieu! à vos fourneaux, et sur-le-champ — Nous n'en finirons pas.

Grillon, voilà le duc qui descend.

' CRILLON

Il est bientôt temps, ma foi ! nous n'avons que faire de lui maintenant.

SAINT-PAUL , à ceux de Guise.

C'est monsieur le duc, mes amis, rengainons.

GOUDARD.

Enfin on va respirer.

LOlGNAé, a Saiute-Malines.

Oh! oh! c'est le Machahée!... Ecoute-le faire le Roi !

GUISE, suivi du cardinal de Bourbon, de d'Espignac , Biissac, Bois-DaHplim, et d'uue trentaine de gentilshommes.

Eh bien ! messieurs , que s'est-il donc passé ? qu'avez-vous fait? comment? la guerre en pleine paix ! fi donc ! Quand les maîtres sont d'intelligence, convient-il aux serviteurs d'avoir des différens?

LE CARDINAL DE BOURBON , à ses pages.

Petits misérables î maudits garnemens î êtes-

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