‹ Les États de Blois, ou, La mort de MM. de GuiseChapitre 68 sur 212 · I.E ROI · texte numérisé non relu

I.E ROI

Moi, je ne veux rien : c'est votre affaire, monsieur de Bullis.

DE BULLIS.

Sire, VOUS êtes en état de grâce.

LE ROI

Dès que vous me le dites, je me tiens content.

DE BULLIS.

Cependant , Sire....

LE ROI

Pardon , pardon !....

DE BULLIS.

Comme Votre Majesté voudra.... — lu nomine Patris,...

LE ROI

Et ma pénitence? Vous ne me donnez pas de pénitence ?

DE BULLIS.

Ah ! vous avez raison , Sire : Votre Majesté lira trois fois, tous les soirs, le psaume trentième : Domine^ ne in furore tuo....

LE ROI

Mon père, j'aimerais mieux le trente-sep^tième.

DE BULLIS.

pour quelle raison , Sire ?

'Ji8 ^ LES ÉTATS DE BLOIS.

LE ROI

Parce qu'il est plus loug. Je veux une bonne pénitence.

DE BULLIS.

Eh bien ! soit : Votre Majesté lira le trenteseptième.

LE ROI

Je le lirai six fois.

DE BULLIS.

Comme vous voudrez, Sire. — In nomiiie Patris et Filii et Spiritus-Sancti....

LE ROI

Amen.

DE BULLIS.

AhsoLvO te y etc.... (Il dit toute l.Mormnlr.loI'ahsolution.)

LE ROI

Amen. — Maintenant , monsieur de BuUis , allez voir si monsieur le légat est arrivé : vous me ferez avertir aussitôt que vous serez prêt. Adieu. —

( Il se lève et l'accp)i>p<|giic jusqu'à la porte ; au moment où de Bullis va pour lever la tapisserie , le Rot lui prend la main et lui dit : )

Un instant, monsieur de Bullis.... Décidément , il me semble que je ne vous ai pas tout dit....

( Apres une nrïinutc de silence , il laisse aller la main de M. de Bullis , et ajoute : )

Mais non.... ce n'«st rien : je ne m'en souviens plus. Adieu , mon père.

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