‹ Les États de NormandieChapitre 67 sur 70 · XL VIII · texte numérisé non relu

XL VIII

1382, 2 dfîcembre. Pont-de-rArcbe.

Lettres des généraux gouverneurs du subside de Normandie aux élu et receveur du Vexin normand et de la vicomte de Gourmiy, leur ordonnant de lever et recevoir le quart de l'aide des blancs qui a été consentie par le reste du diocèse.

(Bibliothèque nationale, fonds français, aCoig, n° 36a. ^

Les generaulx gouverneurs et conseiiiiers en la duchie de Norinendie et province de Rouen sur le l'ait des aides ordennes pour la guerre, aux esleu et receveur en Veulguessin le normant et en la viconte de Gournay sur le fait des dis aides, salut.

(loinme par vertu des lettres du Roy nostre sire, données à Soissons ou mois d'aoust derrain passe, contenant comment nous nous transporlissions es eveschies de Normendie et là advissisions que par faire lever un tiers ou un quart de l'aide des blans qui ont eu cours Tannée passée par emprunt de bonnes villes ou autre meilleur voye se nous la trouvions, les gens d'armes et arbalesfricrs estans en la frontière du pais eussent argent sur ce que deu leur estoit depuis le premier jour de mars derrain passe, afin que la dicte frontière ne se rompist, et aussi nostre dit seigneur sur le don à lui fait pour son estât, sur quoy les gens du dit pais acorderent benignement et gracieusement (jue le quart des dis aides des blans de première assiete sans aucune diminucion hors mis la creue qui y fu mise à Vernon se levasl ou dit pais et fust mis et converti en prest en ce devant dit pour icelui quart leur estre rendu sur les aides qui à présent ont co.urs ou cas qu'il monleroient l'ot- Iroy fait au Roy nostre dit sire ou leur tenir lieu en la hausse qui y .seroit à mettre, lequel quart a este es dictes eveschies mis sus, cuilli et levé et depuis nostre dit seigneur nous ait mande par deux paires d'autres lettres patentes, les unes données à Monlargis ou mois de septembre, les autres à Arras ou mois de novembre derrain passez, comment pour ce que le dit quart n'est pas de grant valeur et que le pais de Normendie se doit régler par une fourme et manière et sans division, nous lacions icellui quart lever en tant comme pourra monter nu diocèse de Rouen, et sur ce h? Roy nostre

dit seigneur a escripl pnr ses lettres closes à Madame la Royno Bianclie, à Monseigneur le conle d'Alençon, à Monseigneur d'Eu et à pluseurs autres seigneurs du dit diocèse et Monseigneur de Bourgogne parle à pluseurs des seigneurs d'iceiui diocèse qui sont par devers et en la compaignic du Roy nostre dit seigneur, si comme ce y nous a signifie, lesquelz et aussi la ville de Rouen, celle de HareOeu, de Monstiervillier, de Fescamp, dAufay, de Dieppe cl autres du dit diocèse ont accorde et voulu que pour les causes et par les condicions devant dictes le dit quart soit levé ou dit diocèse de Rouen, pourqiioy nous vous mandons, commettons et estroiteuient eujoinguons de par le Roy nostre dit seigneur et à chascun de vous que tanlost et sans aucun delay ces lettres veuez icelui quart, comme dit est, es mecles à vous commises vous faciez cuillir et lever très liaslivement, car mestier en est, en baillant sanz delay à une chascune paroisse de vos dictes mectes la somme qui lui appartendra du dit quart affin que par les paroissiens d'icelle la somme qui bailliee leur sera soit par eulx assise bien et deuement. Ce faites si et par telle manière que par vous n'y ait deffaut, car de ce faire nous vous donnons povoir et commission de ])ar le Roy nostre dit seigneur, mandons de par lui à tous ses justiciers, officiers et subgies, prions et requérons de nous que à vous et à cbascun de vous et à voz commis et députes sur ce obéissent diligemment et vous prestent conseil, force , prisons et aide se mestier en aves et par vous en sont requis.

Donne au Pont de TArcbe, sonbz noz signes, le second jour de décembre mil CGC iiii'^ et deux, Pariset.

1383, 3i janvier (n. s.).

Lctircs des généraux gouverneurs des nides de iSonnandie à Bércnger Loulrel, receveur des aides aux vicomtes d'Arqués et Neiifchâtel et aux comtés d'Eu , Aumak et Longuevilk , lui ordonnait de prendre en sa recette le produit pour le comté d' Aumak de l'aide votée à Pontoisc et de la hausse octroyée à Caudcbec, le tout mo/itant à i ,i3o francs. (Bibliothèque nationale, fonds français, a6oig, n° 874.)

Les generaulx gouverneurs et conseillers en la duchie de Normandie et province de Rouen des aides ordenez pour le fait de la guerre à Beranguier Loutrel, receveur d'iceulz aides es vicontez d'Arqués et de Neufcastel et es contez d'Eu, de Longueviile ctd'Aubmalle, salut.

Nous par meure deiibcracion avons regarde que de l'oclroy (|ui fu fait au

PIÈCES JUSTIFICATIVES. /.Ol

Roy nostre seigneur a Pontoise, au mois de juing derrain passe par les gens de la dicte duchie et province de vi" hommes d'armes, ii° arbalétriers et xxx"" frans pour son estât et les frais neccessaires pour un an commençant le premier jour de mars derrain passe et fenissant le derrain jour de février ensuivant, la conte et terre d'Aubmalle pour le dit an, eu regard de la valeur que l'ayde des blans de l'année passée paroit monter en la dicte''conte et terre, ycelle conle est tenue et doit paier pour sa part et porcion du dit octroy, tant à cause des diz aides comme du quart des blans et de la hausse qui nagaires a este advisee à Caudebec par les gens de la dicte duchie et province, la somme de quatorze cens et trente francs ou environ, et pour ce qu'il est très grant bcsoing et nécessite d'icelle somme et toutes sommes ordenees pour le dit octroy estre assises, levées et exécutées très hastivement, nous avons commis et ordene messire Jehan David, prestre, Philippe le... assoir bien et deuement la dicte somme de xuu° xxx frans sur les gens de la dite conte et terre puissans de supporter assiz et taille, et l'assise par eulx ainsi faicte qu'il la baillent soubz leur seaulx ou signez à Pierre Foulechat, lequel semblablement nous avons commis et ordene à vœlle assiete exécuter bien et diligemment et l'argent qui en ystra vous faictes porter pour le recevoir avec vostre recepte. Si vous mandons et commcclons expressément de par le Roy nostre dit seigneur et de par nous, que l'argent qui d'ycelle assiete vous sera

apporte , vous en chargiez en vostre dicte recepte pour la bailler oii or-

done vous sera, en baillant de ce que vous recevrez telle descharges qu'il y appartendra, par quoy la dicte conte et terre puissent demeurer qui tes et paisibles envers le Roy nostre dit seigneur à cause de en à eulx appartient

pour le dit otlroy, comme de présent est dit ; et gardez bien

[Donne] le derrain jour de janvier l'an mil ccc nu'' et deux, Pa-

RISET.

1386, i5 septembre. Rouen.

Mandement de Guy Chrétien, commissaire en Normandie sur le fait de l'année et passage de la mer, au vicomte de Conches, donnant copie d'un mandement royal daté d'Amiens le g septembre t386 , en vertu duquel il ordonne au vicomte de lever sur sa vicomte les 100 francs qu'elle doit payer pour la solde des arbalétriers de Normandie faisant partie de ladite armée et passade de la mer.

(Bibliotlit^que nntion.ilc, Pièces originales, Chrétien, n' lo.)

Guy Crestien commissaire du Roy nostre sire en ceste partie au viconte de Conches ou à son lieutenant, salut.

Lbs Ktats nB NoBMi>DiK. a6

â02 LES ÉTATS DE NORMANDIE.

Les lettres du Roy nostre dit seigneur avons receuez contenans la fourme qui ensuit :

Charles, par la grâce de Dieu roy de France, à nostre ame et féal conseillier Guy Crestien, maislre de nos comptes et nostre commissaire en NormentUe sur le fait de nostre armée et passage de la mer, salut et dilection.

Vous savez comme par nostre ordenance vous avez este charge de faire pourveance et assemble ou dit pais de Normendie deux cens bons arbalestriers à pie et huit connestables pour le gouvernement d'iceulx, pour venir en nostre serWce ou fait de nostre dite armée et passage de la mer, que au plaisir de Dieu entendons baster et faire avancier le plus que pourrons, et pour aider à supporter la grant despense que desja nous a convenu et que encore nous convient pour ce faire, avons par délibération de nostre conseil ordonne que aux dépens des vicontez du païs de iVormendie ils soient paies et contentes de leurs gaiges pour un mois à venir, si vous mandons et commectons par ces présentes et estroitement commandons que sur les habitans des vicontez dont les diz arbalestriers seront prins vous faites , incontinent ces lettres veues, asseoir et imposer la somme à quoy monteront leurs diz gaiges pour le dit temps, le plus égalaient que faire se pourra selon leurs monstres sur ce pardevant vous faites, laquelle somme ainsi assise faites hastivement cueillir et recevoir et en paier aus diz arbalestriers et leurs commis et subgez que à vous et à voz commis en ce faisant obéissent et entendent diligemment.

Donne à Amiens le ix' jour de septembre, Tan de grâce m ccc un" et six et le seziesme de nostre règne. Ainsi signées : Par le Roy à la relation de Monseigneur de Bourgongne, Jehan Gehe.

Et pour ce que es dites lettres dessus transcriptes est contenu que , pour aider à supporter les grans frez que a convenu et convient faire pour Tarmee de ce présent passaige de la mer, a nostre dit seigueur ordonne par délibération de son conseil , que les gaiges des deux ceus arbalestriers pris es vicontez et païs de la duchie de Normendie soient prins et levés sur les habitans des dites vicontez , de quoy il appartient bien aux habitans de nostre dite viconte pour leur part et portion des diz gaiges et de touz fres la somme de cent frans d'or, si comme il a este advise par pluseurs justiciers, oflSciers, conseilliers et autres sages hommes du païz à ce par nous appelles, vous mandons et commettons par vertu des dites lettres que tost et sans delay vous asseez, cuilles, levés et receves sur les habitans de vostre dite viconte la dite somme de cent frans et icelle paies, bailles et délivres à Guillaume du Hasav, receveur du Roy nostre sire à Rouen qui est ordenne à faire le paiement des diz gaiges aux diz arbalestriers selon leurs monstres et reveues et par rapportant ces presenles et lettres de reconnoissanco du dit Hasny la dite

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somme vous sera alouoe en compte partout où il appartendra. De ce faire nous avons donne et donnons plain povoir et commission par toute la dite viconte et par vertu du povoir à nous donne, et mandons à tous les subgez d'icelie que à vous et à vos commis et députez en ceste partie entendent cl obéissent diligemment.

Donne à Rouen, le xv' jour de septembre, l'an Mccriiii" et six, G. Tan-

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