‹ Les États intellectuels dans la mélancolie (volume 2)Chapitre 13 sur 28 · ABOULIE ET RALENTISSEMENT PSYCHIQUE · texte numérisé non relu

ABOULIE ET RALENTISSEMENT PSYCHIQUE

des affirmations de cette valeur, mais je n'ai pas une confiance absolue dans l'autopsie, comme moyen de vérification des lésions cérébrales. Celle dont je parle et qui me paraît capitale est un trouble purement fonctionnel à l'origine, nous pouvons l'admettre sur le vivant avec une quasi-certitude d'après les modifications de la circulation générale, tandis que, sur le cadavre, les dégénérescences histologiques ne doivent se constater qu'après de longues périodes de maladie ; alors sans doute apparaissent les lésions anatomiques des vaisseaux et le ramollissement de la couche grise périphérique des hémisphères que M. Mairet considère comme la lésion caractéristique de la démence mélancolique, mais dans tous les cas où le malade reprend après quelques mois de mélancolie sa vie intellectuelle et pratique, nous pouvons admettre que la mélancolie ne différait cérébralement de la tristesse que par l'intensité ou la

is troubles circulatoires. C'est d'ailleurs îence consécutive, et non à la mélanï-même, que s'appliquent les observais. Mairel.

ne devons pas oublier non plus qu'acirculation normale un sang pauvre iduire les mêmes effets, comme il ars les amnésies par inanition, et nous conclure que c'est à la dénutrition très que paraissent se ramener les iiverses du ralentissement psychique, parce que le cerveau reçoit moins de du sang plus pauvre, qu'il fonctionne ite et moins bien; la pensée synthéi atteinte dans sa source organique, et ssion physiologique cause de la cé- 3 mélancolique et de l'aboulie, est enihénomène fondamental, c'est encore à la même cause que se l'invasion du moi, le caractère tenace îd de la mélancolie.

r RALENTISSEMENT PSYCHIQUE

far îa aenutrilion qui l'accompaj iie se trouve localisée dans tout s, dans tous les muscles, dans t

C'est le corps entier qui est la so

motion, et le malade ne peut s'abst

t état organique qu'il perçoit sans

l'il exprime par des plaintes contii

s phrases monotones.

Ce ne sont pas, en effet, des mouv

éciaux organisés dans un sens ou er

mme il arrive dans la haine ou la <

!st l'ensemble des mouvements org.

li se trouve ralenti, c'est une sensal

raie qui se dégage, enveloppe l'e

lit par le dominer.

C'est donc un même phénomène d

trilion musculaire et cérébrale qu

explique non seulement la cénesthésie

colique, l'aboulie et les associations

oui accompagnent ces deux états, :

sèment lui-même de la pensée et l'in- •apide du moi.

tail des traits physiologiques est peuticile à connaître, mais la loi générale ilt simple : une même cause suffit, la ;ion physiologique, et ce que l'esprit au explique, c'est la conscience qu'il a iblesse organique.

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