CHAPITRE II
On a souvent répété que la mêlai caractérisée par une augmentation nomènes inhibitoires; cette loi d'i qui se traduit dans le corps par la d des phénomènes moteurs, se mani la conscience par l'aboulie. Quelque que l'on fasse pour expliquer cet bide, il n'en est pas moins très g nous le trouvons, avec la dépressior à la base de la plupart des mélan sentiment de ne pas vouloir, de ne ] décider est, dit Schule, le second :
principal de la mélancolie; il form
ression douloureuse, l'essi îaladië 1 . » Les malades se les d'action, ils ne peuvent accomplir un rt intellectuel ou physique, et bien qu'ils ît souvent une intelligence claire, ils ïsent lentement ou n'agissent pas ; je vouîs montrer que la loi de leurs raisonne- Us est ici la même que dans la dépression érifier, une fois de plus, le principe de thèse.
e cas le plus complet d'aboulie mélancoe que j'aie pu observer est celui d'Henle; cette femme, âgée de trente-deux ans, it été atteinte d'un accès de mélancolie pie, à la suite d'une fièvre typhoïde; et dant les six mois qu'elle passa dans le 'ice du professeur Bail, elle présenta tous symptômes de mélancolie organique que | signalés chez Agnès, puis les caractères I
Schulb. Maladies mentales, p. 25.
somatiques s'atténuèrent, l'état affec liora, et l'aboulie resta quelque symptôme le plus marquant de la pendant que la conscience revenait.
L'hérédité morbide était nulle et '.
dents personnels sans intérêt.
Cette malade ne peut pas voulo les fois qu'elle a conçu un acte, elle l'exécuter, mais en vain ; « c'est comme si j'avais un poids à soulev y renonce alors ou l'ajourne et se t raisons puériles pour justifier son ir
Hier, elle voulait écrire à sa fil!
commencé par se fixer une heure j mencer sa lettre et s'est dit : « à de cinq, j'écrirai »; cette précision inuti alors d'autre but que de lui donner de la volonté. A deux heures cinq, grand poids à soulever, et des rt n'en rien faire sont venues : sa fill< rait peut-être sa lettre, on verrait c
la prudence est de ne pas écrire. Elle se compte que, tout à l'heure, quand je parti, l'idée d'écrire lui viendra peutet que très probablement elle exécutera mveau la même comédie.
r a quelque temps, lorsqu'elle a comé à se reprendre et à réfléchir, elle a : au suicide comme à la solution rationde ses maux; elle a fait son testament, S, puis elle a sorti deux mouchoirs de u'elle avait noués ensemble pour s'étranet, ces préparatifs terminés, elle s'est incapable de pousser plus loin sa ten- ; alors elle a raisonné son action et a lé son projet, sous prétexte qu'elle ne , pas confessée.
> autre fois, elle a préparé, avec un soin ^ieux, une nouvelle tentative; elle a ridé à changer de linge pour être propre I on la mettrait au suaire, elle a dit urschapelets,elle a ramassé un morceau
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de verre pour s'ouvrir les veines, et, le soir, elle a voulu, comme la première fQis, réaliser le projet dont elle voyait nettement le détail, mais malgré la lucidité de «a raison, elle n'a pu l'exécuter davantage et s'est donné pour prétexte que son mari la pleurerait trop.
Huit jours après, elle priait une jeune débile de la tuer pendant son sommeil et éprouvait heureusement un refus.
Je pourrais citer d'autres exemples d'aboulie empruntés à la même observation, ceux-là suffisent amplement.
Faut-il croire à de la simulation? à la parodie semi-consciente d'un drame? Le fait est possible, et j'en ai trouvé des exemples chez quelques hystériques ; mais ce n'est pas le cas d'Henriette.
Elle est sincère avec elle-même; qu'elle veuille se tuer ou écrire, le projet est toujours nettement conçu et considéré comme bon; abstraitement, elle veut bien.