LE RALENTISSEMENT PSYCHIQUE ET I
Ce ralentissement peut encore nous S comprendre dans une certaine mesure l'h sion lente du moi par l'état affectif, l'im sibilité où se trouve le malade de s'occi d'autre chose que de lui-même et de sa c leur.
La paresse de l'esprit favorisant la stag tion des idées tristes, le malade est absc par son délire, incapable de s'intéresser , vie qui l'entoure et à ses affaires qu diennes.
« J'embrasse mon fils avec plaisir, me di Eugénie, mais quand il n'est pas là, je pense jamais à lui. » Sa famille, les par* de son mari, les amis d'autrefois, tout lui indifférent; « c'est comme si je vivais dans autre siècle, » dit-elle, pour me peindre isolement moral.
Bail cite, à ce sujet, l'exemple d'un mal chez qui l'indifférence est le premier syi tome, toutes les fois que l'accès se prod
ù donné des soins, dit-il^ à un diplomate ager, homme fort intelligent, qui s'est iné avec succès à l'étude des sciences. II e une vie très active et entretient une espondance des plus assidues. Il a été pé à plusieurs reprises de la forme de ancolie dont je viens de vous parler. Chez le premier symptôme, celui qui annonce ours l'apparition imminente de la crise,
qu'il néglige de décacheter ses lettres; peut alors prédire avec certitude qu'un veï accès va se déclarer. »
ul doute que cette paresse intellectuelle oit une des causes de la marche envahise du délire et de l'importance qu'il prend i la conscience, mais c'est une cause névé, et la mélancolie a, par elle-même, tendance à se généraliser, à envahir l'es-
tout entier. C'est qu'elle s'accompagne ours, quelle que soit son origine, de phélènes physiologiques très généraux, et
Vt RALENTISSEMENT PSYCHIQUE ET L INVASION DU MOI
que le corps, dans son ensemble, particii son expression. Une fois le délire établi repose toujours sur un fond organique i manent et large, que nous étudierons tou l'heure, et cette condition suffirait à elle se pour que l'esprit ne pût s'abstraire de son < affectif ni penser à autre chose qu'à le juslifi
L'invasion du moi se rattache donc au lentissement de l'esprit, comme le pe:
Schule, mais la cause profonde est l'état ganique.
Telles sont les lois accessoires qui doiv être citées avec la loi de synthèse, et qui ni font pénétrer d'une façon plus intime enc dans l'esprit de nos malades.
La systématisation, la coordination d> nous avons parlé est à la fois plus lente plus pauvre qu'à l'état normal; c'est toujoi la vie qui se continue, suivant sa règle d' similation, mais c'est une vie monotone ralentie.
le est la seule manifestation de la penelle occupe à elle seule le champ de la ence, c'est que l'activité générale de t est affaiblie, d'une part, et ne peut ister, tandis que le corps l'entretient.