‹ Les états-majors de Napoléon. Le lieutenant-général comte Balliard, chef d'état-major de MuratChapitre 12 sur 20 · LES CENT-JOUBS MT · texte numérisé non relu

LES CENT-JOUBS MT

entiée en campigMel la guerre avait recoaimencé. Belliard, fidèle à ses devoirs de soldat, demanda à reprendre du service. Le maréchal Davout le proposa àTËmpereur pour major général. Mais ce dernier, qui avait déjà jeté ses vues sur le maréchal Soult, préféra le nommer gouverneur des S"" et 4* divisions militaires, et commandant du li^ corps qui se rassemblait aux environs de Metz. Il s*y rendit sans retard et s*occupa aussitôt de mettre en état de défense les forts et les places qui relevaient de son commandement. Il installa son quartier général à Metz et organisa la garde nationale des départements des Vosges, de la Moselle et de la Meurthe. En peu de temps, il disposa de 45 bataillons, habillés, équipés et armés. Tous ces hommes étaient résolus et pleins d*ardeur. Mais la défaite de Waterloo eut sur eux un effet désastreux. Leur confiance tomba; après Tabdication de TEmpereur, ils voulurent rentrer chez eux et la désertion se mit dans leurs rangs. Puis, des troupes de Russes et d'Autrichiens qui convoitaient nos places de l'Est, se montrèrent aux environs de Metz. Leur nombre s*accrut rapidement, au point d'entourer quelques-unes de nos places. Belliard employa tous les moyens à sa disposition, tantôt la menace, tantôt la persuasion, pour les conserver. Il eut le bonheur de réussir et aucune de ses forteresses ne tomba au pouvoir de l'ennemi. Ce fut dans cette situation qu*il apprit successivement l'abdication, puis le départ de Napoléon et en^ le retour du Roi. Il dut bientôt licencier les gardes nationales et passer avec le général russe Langeron une convention qui assurait à la France, la possession de toutes les places de l'Est soumises à son autorité. Ayant terminé sa mission, il quitta Metz le 26 août, avec l'autorisation du ministre de la guerre, qui était alors le maréchal Gouvion Saint-Cyr.

Seconde RestenraillflM*

Betour des Bourbons. — Le général BelUard rayé de la liste des pairs. — Son séjour à Paris. — Son arrestation. — Sa sortie de TAbbaye. — 11 est rétabli dans le cadre des officiers généraux. — Sa seconde noDiination de pair de France. — Son rôle parlementaire. — Noo* velles du roi Joseph. — Expédition de Grèce. — Projet d'expédition contre \e dey d'Alger. — Promulgation dea ordonoanees. — Rétolution de Juillet.

Tandis qu'il était dans TEst, Belliard avait appris les excès de la jéaction royaliste fui s*était déchaînée sur la France à la suite de la chute déûnitive de Napoléon. La Terreur hlanche, entretenue par les sentiments de haine et de vexxgeauce des ultra-royalistes, ensanglantait le Midi et poussait le Gouvernement aux mesures les plus rigoureuses. Les bonapartistes et tous ceux qui avaient servi l'Empereur étaient Tobjet d'odieuses persécutions, et parfois des sévices les plus graves.

Le 21 juillet, une ordonnance «de la Chambre des pairs avait retranché de la liste de ses membres, 29 pairs qui avaient fait partie de la Chambre des Cent-Jours. Belliard était du nombre. On en réintégra 3 qui prouvèrent qu'ils n'avaient j)as siégé.

Quanta Belliard, outré du procédé, il alla, dès sa rentrée à Paris, trouver le ministre de la police, Fouché, auquel il se plaignit de la mesure qui l'atteigTiait.

Fouché lui promit de le réintégrer, s'il voulait signer une déclaration affirmant qu'il n'avait pas siégé pendant les Cent-Jours. Belliard lui déclara qu'il ne savait pas

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