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accusation et aussi de persécution à base d'illusions et de fausses interprétations de la vue et de troubles hallucinatoires de l’ouie et de la cœnesthésie. Le délire est vaguement systématisé avec humeur triste et parfois anxieuse. Appoint éthylique cutané. Fond mental congénitalement médiocre. Tentative de suicide. «
Le certificat du 31 mai dit que le malade est «atteint de mélancolie caractérisée par de l’humeur friste souvent anxieuse, de la dépression physique des idées d’auto-accusation, mais aussi de persécution, à base de (roubles psycho-sensoriels, du négativisme, de la sitiophobie, de la réduction de l’activité. »
Le 10 juillet nous visitons le malade. Il va bien, mais demeure indifférent dans son lit, H ne se lève pas parce que «on ne lui a pas dil» Se sent fort, pourrait travailler, dit-il. Il paraît méfiant avec nous, il semble qu'on l’ennuie et qu'il aimerait à être tranquille.
Il déclare qu'il n’est plus poursuivi, mais que lui «pourrait bien en poursuivre d’autres ». ;
I n’a rien, n’est pas malade, ne veut rien dire.
Comme il nous voit prendre quelques notes il déclare : « Vous pouvez écrire. Usez de l'encre pour rien. » ,
Il détourne la Lêle, veut s’en aller, et comme quelqu'un qui veut qu'on le laisse en paix, affirme qu'il «n’a jamais élé aussi bien ».
Quand nous voulons lui prendre le poignet, il retire son bras en disant : « Allez, ça va bien, vous n'avez pas besoin de me toucher ».
Comme nous l’interrogeons sur sa correspondance avec son frère, il nous répond que cela ne nous regarde pas, que nous n'avons pas à nous mêler des affaires de famille.
Il ne nous considère pas comme un docteur, mais on ne peut lui faire dire ce que nous sommes pour lui. « Faites marcher la plume, dit-il, cela ne me fait rien. »
Il y à quelques jours déjà, aurait demandé sa sortie sur le ton du persécuté.
Nous le voyons une demi-heure plus tard au cours de la visite, il déclare alors qu'il est triste.
Il ne paraît pas en voie ni de guérison, ni d'amélioration mais on
ne peut encore affirmer le passage à la chronicité,