‹ Les états profonds de l'hypnoseChapitre 17 sur 37 · LB FLAIR ET LA PISTE · texte numérisé non relu

LB FLAIR ET LA PISTE

feît plus cnrienx encore, en oe sens que le chercheur crt le voleur ne faisaient probablement qu'un.

On avait volé un billet de cent francs, faisant partve rf'une somme p?his considérable, dans le tiroir du chef d'un bureau où travaillait un commis qui m'avait servi de sujet. Tous ses collègues l'accusaient ; mais, ayant peine à le croire coupable, je cherchai à le disculper en essayant de lui faire trouver le véritable^ voleur. Trois jours après révénement, je l'endormiB et le poussai aussi loin que possible dans l'hypnose ; puis je le conduisis jusqu'au tiroir ; je lui fis toucher le sac sur lecpiel il reconnut un contact qu'il -suivit immédiatement, les yeux lermés, en palpant le sol cft les murs avec ses mains-^llme conduisit ainsi jusqu'à la porte de sa chambre située dans la même maison^ mais là il se rejeta brusquement en arrière, pleurant et geignant: « Ce n^est pas moi/ ce rC est pas moil ». Puis il reprit lapide, descendit un escalier de service, traversa en diagonale une cour intérieure où je reconnus, sur le chemin qu'il parcourait, des traces dé pas encore empreintes dans la terre d'un petit jardin; ouvrit nue porte de remise à deux battants fermée à clef, en soulevant la barre d'appui, et il s'apprêtait à continuer sa course dans la rue où donnait cette porte, quand je l'arrêtai.

Interrogé sur l'heure où le vol s'était produit, il s*écria avec terreur : <k Je le vois! je lé vois ! », et il ajouta en pleurant que c'était à 11 heures, le dimanche soir (on s'était aperçu de la soustraction le lundi matin).

Je le ramenai alors au tiroir et lui présentai divers objets appartenant aux employés du bureau. Il palpait

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successivement ces objets, puis le sac qui avait contenu le billet, et déclarait que ce n*était pas le même contact ; mais si l'objet présenté lui appartenait, il retirait vivement les mains comme s'il s'était brûlé ^ en sanglotant et en protestant de son innocence.

Quelquesjours après, une seconde eTcpérîence donna les mêmes résultats. Plus tard, sur d'autres indices, on acquit les convictions de la culpabilité de ce jeune homme, presqu'un enfant, et on se borna aie renvoyer.

Bien que ce cas, pas plus que le précédent, ne puisse être invoqué comme une preuve certaine, U n'en donne pas moins des indications intéressantes sur cette sorte d'instinct analogue à celui qui lance aveuglément le chien de chasse sur la piste dn gibier, et sur la persistance, dans le sommeil, des résolations prises à l'état de veille.

On est ainsi conduit à admettre que le corps humain dégage, dans certaines conditions encore mal déterminées, des émanations qui peuvent être actives ou passives, suivant les cas.

Le problème me semble posé d*une façon déjà suffisamment nette pour qu'on prenne la peine de l'étudier.

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