‹ Les États-UnisChapitre 10 sur 64 · PREFACE XV · texte numérisé non relu

PREFACE XV

quetairesde Louis XIII, tous ces braves gens qui courent les bois, découvrent des pays nouveaux, et ne demandent rien de mieux que de croiser entre temps le fer avec l'ennemi. Le spectacle de la vie de nos ancêtres apparaît, dans ces lointaines visions, plein d'attraits que la puissance évocatrice de nos poètes peindra un jour dans le cadre et avec les coideurs qui lui conviennent.

Si l'histoire de nos voisins n'est pas aussi captivante que la nôtre, si elle n'offre pas, à chaque étape, des exemples de fidélité au roi et de dévouement à la mèrepatrie, n'est-elle pas plus instructive ? On peut en tirer des leçons de politique pratique. On apprend, en voyant les puritains à l'œuvre comment on doit compter sur soi, ce que peut l'individualisme, ce qu'il faut faire pour édifier solidement un grand pays. Le monde n'a jamais vu leurs pareils pour comprendre quels avantages il est possible de tirer d'une situation. Sortis de la nation la plus commerçante de l'univers, les Anglo-Américains n'ont garde d'oublier un instant leurs intérêts de boutique. Il y a toujours chez eux une page pour la tenue des livres et leurs annales ressemblent parfois au bilan d'une maison de commerce.

On dit que, pour bien apprécier son pays, il faut voyager à l'étranger et que c'est là que l'on apprend à connaître et à aimer le sol qui nous a vu naître. Nous osons espérer, en présentant notre humble travail à nos concitoyens, que sa lecture aura sur eux un effet aussi utile, et qu'ils en sortiront le cœur plus aimanté — s'il est possible — vers son pôle naturel : la patrie canadienne.

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