‹ Les États-UnisChapitre 60 sur 64 · The abolition of the sweating System · texte numérisé non relu

The abolition of the sweating System

8. The municipal ownership of street cars, of gas and electric plants for public distribution of light, beat and power.

9. The nationalisation of telegraphs, téléphones, railroads and mines.

La brèche qui sépare les classes riches des classes laborieuses va s'élargissant de jour en jour. Par malheur, les premières n'ont rien fait pour se concilier leurs adversaires, qu'ils paraissent au contraire prendre plaisir à provoquer. En face de la grève du travail, s'est placée, en plein antagonisme, l'organisation du capital. L'égoïsme le plus dur a fait naître ces sociétés qui, sous le nom de trusts, pools, syndicates, combines, ont pour but apparent de maintenir la stabilité des prix, canaliser la production pour l'empêcher de se déverser trop rapidement, mais qui en réalité visent autant l'accaparement des marchandises que les trade unionslsi suppression des droits des ouvriers non syndiqués, prêts à accepter le travail, au salaire réfusé par les grévistes. Le monde a beau changer de régime politique, la plupart des abus restent, parce qu'ils tiennent plus à la soif du gain et aux ambitions humaines qu'aux formes de gouvernement. Voilà comment la république en est arrivée à hériter des abus propres à la monarchie, au dire des ennemis de celle-ci. Un article de la Déclaration des droits de V homme, des révolutionnaires français de 1789, ne proclamait-il pas la liberté du travail en proscrivant les anciennes corporations ? Qu'est devenu cet article de l'évangile du dix-huitième siècle, une des pierres fondamentales de l'édifice destiné à assurer le bonheur de l'humanité ? Les syndicats ouvriers, les trade unions, sont-ils autre chose que les maîtrises et les jurandes du temps passé, avec cette aggravation, que les associa-

10. The collective ownership by the people of ail means of production and destribution.

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