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CHAPITRE IV

irces motrices dans l'Industrie.

— Les chutes d'eau et l'électricité.

neilleures mesures de l'importance d'une iderne est la quantité de force motrice ïie. Jusque vers la fin du xvm' siècle on dehoi^s de la force musculaire de l'homme iielquefnis des animaux, que !a force de ; rarement, celle du vent. Encore l'une et ent-elles guère employées que dans un d'industries, et surtout dans la meunerie, œuvre de la force de la vapeur créa ;rande industrie en augmentant dans une norme l'énergie dont l'homme disposait, ineraent des moyens de transmission de la produisit au même moment rendit poslion des forces hydrauliques elles-mêmes jp plus grand nombre d'industries. A la écouvertes, l'ouvrier cessa d'<Hre, dans les ! fut plus que dans une mesure restreinte, ir de force, pour devenir surtout un surdistributeur de cette force. Aussi la puisduction d'une industrie, qui dépend prine la force dont elle dispose, se mesure ins au nombre des ouvriers qu'elle occupe i chevaux-vapeur ou des chevaux hydrau-

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liques qu'elle utilise. Telle usine, dont l'outillage est peu perfectionné et où beaucoup de besognes sont encore exécutées macuellemeat, au lieu de l'être par des machines, emploiera plus d'ouvriers et moins de ciu vapeur, et produira moins que telle autre où le n nismeestpousséauplushautdegré. Alaflnduxix'i l'emploide l'électricité est encore venu accentuer ci placemeritdes forces humaines par les forces natu En prisant un bouton, en touruant un commut ce qu'il peut faire du bout d'un doigt, un homt complit aujourd'hui, ou plutAt fait accomplir au ci] électrique, des tâches auxquelles des dizaines, p des centaines d'hommes auraient à peine suffi ■ un siècle. Plus que jamais, il importe donc de naître la force que met en jeu une industrie, poi précier celle-ci h. sa juste valeur'.

D'après le Census de 1900, l'industrie amer disposait, en cette année, de 11.300.081 chevaux i 5.934.655 en 1890, 3.410.837 en 1880 et 2.843.8 1870. L'augmentation a donc élé plus rapide que j au cours de la dernière décade : 90 p. 100 c 15 p. 100 de 1880 à 1890 et 45 p. 100 de 1870 à Encore ces chiffres ne donnent-ils pas une idéi

t. La diminution de la fatigue muscnl&ire imposée à l'a «ffet. incontestable de l'emploi des machinée, est, 6. elle seu grande ajuêiioration de son sort. Nous ne pensonE pu besoin de réfuter ici l'erireur, encore trop répandue en I mais presque eatièrement disparue d'Amérique, qui voi chaque progrès dn machinisme, une diminution de ta, de de maiii-d'ceuTre et laccnse par suile de priver l'ouvrier travail. Gela peut être vrai dans une industrie ou plutôt d établissement industriel donna ; maïa, dans l'ensemble, le nisme crée une foule d'industries nouvelles, augmente é ment les débouchés de celles qui existent déjà, griice au bc ché des produits et sureicit«, au contraire, la demande dt

à fait exacte de l'utilisation croissante des énergies naturelles aux Etats-Unis. Ils ne s'appliquent, en effet, qu'à la seule force employée dans l'industrie proprement dite, en dehors de celle qui est captée pour d'autres usages. Or, ces usages sont de plus en plus nombreux : ils comprennent d'abord les chemins de fer, puis une foule d'autres applications, nées surtout de l'électricité : c'estainsi qu'en 1900, plus de 1.200 lignes de chemins de fer ou tramways électriques se trouvaient en exploitation aux États-Unis; la force totale des installations qui produisaient le courant destiné à les mettre en mouvement s'élevait à environ 1 million de chevaux. Il existe dans l'Union, dit le rapport sur le Census, plus de 3.300 stations centrales distribuant l'énergie électrique sous forme de lumière ou de force motrice ; l'ensemble de l'énergie dont elles disposent est de 1.500.000 chevaux environ. En outre, beaucoup d'installations électriques spéciales se trouvent dans des hôtels, des établissement publics ou des office-buildings de ces immenses bâtiments, à douze, quinze, vingt étages, contenant plusieurs centaines de bureaux, qui se dressent dans la basse ville de New-York, dans le centre de Chicago, dans les quartiers d'affaires de toutes les grandes villes américaines. A titre d'exemple, le rapport sur le Census cite un building de seize étages, contenant 560 bureaux dans lequel se trouvent 4 machines à vapeur dont 3 de 150 chevaux et une de 75, employées à mettre en mouvement des dynamos ; en outre, 4 petites machines, qui actionnent des ventilateurs, représentent 50 chevaux ; les 5 pompes qui fournissent l'eau pour le service des ascenseurs hydrauliques ont ensemble une puissance de 435 chevaux : c'est, en tout, plus de mille chevaux, dont une partie n'est pas toujours employée et n'est même destinée à l'être qu'en

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cas d'accident, mais dont 700 marchent sans cesse pour ce biltiment, considérable sans doute, mais qui n'a rien d'exceptionnel en son genre. Il n'y a aucune donnée permettant d'estimer, d'une manière même approc*"'l'importance des forces employées aux États-Unis ■ les installations de cette sorte.

La force de la vapeur est également employée directement, soit après transformation en électr dans les mines et carrières (qui ne sont pas comp' dans le Census de l'industrie), ainsi que pour l'éta sèment des fondations, pour la construction des sons, pour nombre d'entreprise s de travaux publics Ces emplois divers se sont particulièrement étendi cours des dix dernières années, grâce à l'énorme d loppement pris par les applications électriques, qu donné beaucoup plus de souplesse à l'usage des f( naturelles. Aussi, s'il est permis d'admettre que la 1 employée dans l'industrie proprement dite reprÉ tait, en 1890, de beaucoup la plus grande parti toute la force motrice utilisée aux Etats-Unis, o peut plus croire qu'il en ait été de môme en 1900. nergie absorbée par des usages divers devait constil en cette dernière année, non sans doute la majo mais une importante fraction du total, de sorte, q réalité, ce dernier a dû plus que doubler, de 1890 à 1

Ces réserves faites, on verra, par le tableau ci sous, quelles ont été aux divers recensements q sont succédé depuis 1870, les principales sources nergie auxquelles a eu recours l'industrie améric: et dans quelle mesure elle a utilisé chacune d't Les résultats des divers Census sont comparables > leurs grandes lignes ; il convient de remarquer, ce dant, que la force (provenant de la vapeur ou chutes d'eau) employée à produire l'électricité, n'*

pas en ligne de compte dans les statistiques de 1900, pour ne pas faire double emploi avec la force électrique qui en résulte; en 1890, ce double emploi avait été fait sur quelques points :

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