SOMMES
reçues.
SOIOIIS
déboursées.
dollar».
dollars.
Le dollar vaut à peu près â francs.
On voit par ce tableau que la guerre a été moins préjudiciable qu’on n’aurait pu le craindre aux opérations du bureau des Brevets.
CHAPITRK II.
Commerce.
Ijc commerce des colonies qui ont plus tard formé les Étals-Unis prit, 'dès le principe, un développement considérable. En 1700, les exportations de la Nouvelle-Angleterre, du New-York, de la Pennsylvanie, de la Virginie, du Maryland et de la Caroline montaient à environ 395000 livres sterling (9 875 000 franesj, et leurs importations à 344000 livres sterling 8 600 000 francs). En 1780, les exportations de ces colonies s’étaient élevées à 813000 livres sterling (20375000 francs), et leurs importations à 1 312 000 livres sterling (48 millions de francs) ; tandis que les importations qui, l’année précéilente (1774), montaient à 2692000 livres sterling (67300000 francs), tombèrent, par suite de l’imminence de la guerre, au cliiflre de 196000 livres sterling (4900000 francs), et, en 1776, à celui de 55 400 livres sterling (1375 000 francs). Pendant la guerre et jusqu’à l’adoption de la constitution, l’industrie languit et le commerce fut en grande partie suspendu, résulUit dû aux Jalousies des nations étrangères et à la rivalité existant entre les divers membres de la Confédération.
Après la réorganisation du gouvernement constitutionnel en 1 789, le commerce eut bientôt atteint de vastes proportions. Le tonnage, qui en 1792 était de 564437 tonneaux, était monté, en 1801 , au chiffre de 1 033 219 ; les importations, évaluées en 1792 à 31 500 000 dollars (157 500000 francs), étaient de 111 363511 dollars (556 817 555 francs) en 1801 ; et les exportations s’étaient élevées, durant la même période, de 20 753098 dollars (103765490 francs), à 94115925 dollars (470 579625 francs). En 1807, le tonnage était de 1 268548; les importations, de 138 500 000 dollars (692 500 000 francs) ; et les exportations, de 1 08 343 1 50 dollars (541715750 francs). A cette époque, le commerce américain reçut un coup dont il fut plusieurs années sans pouvoir se remettre; les ordonnances du Parlement anglais, suivies des décrets de Napoléon datés de Berlin et de Milan, et de l’acte d’embargo de 1807, produisirent, dans tes affaires commerciales de l’Union, une stagnation profonde, et, quoique le tonnage n’éprouvât pas d’altération bien sensible pendant les 15 années suivantes, les importations tombèrent en 1808 à la somme de 56990000 dollars (284 950 000 francs), et les exportations à celte de 22 430 960 dollars (1 1 2 1 54 800 francs). La guerre de 1812 à 1816 fournit de l’emploi à des navires, qui autrement eussent pourri dans les bassins, et occasionna la construction de quelques corsaires Ans voiliers; mais le commerce du pays continua do décliner, au point qu’en 1814 les importations ne représentaient plus qu’une valeur de 12 965000 dollars (64 825 000 francs), et les exportations 6 927 441 dollars (34637205 francs). La cessation de la guerre ranima l’industrie, et en 1815 les importations atteignirent la somme de 11341274 dollars (565 206370 francs) et s’élevèrent à celle de 147 103000 dollars (735 515000 francs) en 1816; les exportations de ces deux mêmes
années furent de 52 557753 dollars (262788765 francs) et de 81 905 452 dollars (409 602 250 francs). Ce chiffre d’importations, excessif eu égard aux besoins du pays, à cette époque, descendit, l’année suivante, à 99 250000 dollars (496 250 000 francs); et à partir de cette date jusqu’en 1830, l’année 1818 exceptée, le chiffre moyen des importations ne dépassa pas 78 millions de dollars (390 millions de francs), et les exportations atteignirent à peu près la même valeur. De 1831 à 1837, une augmentation rapide se manifesta dans les importations, qui furent de 189980 035 dollars (949900175 francs), et dans les exportations évaluées la même année à 128G63040 dollars (643 315200 francs). I.a crise de 1837, les résultats de la loi des faillites, la modiûcation du tarif, et le contre-coup de la grande panique financière, diminuèrent les importations et les exportations, qui, en 1842, étaient au chiffre le plus bas auquel elles soient jamais descendues.
A partir de cette date, elles ont repris une progression ascendante, peu sensible d’abord, mais plus rapide dans les dernières années, jusqu’en 1860, où les exportations ontété de 400 122 296 dollars (2 002 1 1 1 480 francs), et les importations de 362 162 941 dollars (1 810819705 francs). En 1858, une baisse considérable a eu lieu par suite de la crise financière de l’année précédente; mais en 1859 et en 1860 le déficit a été plus que comblé. La guerre civile de 1861 a fait descendre les importations et les exportations bien au-dessous des chiffres des dernières années. Voici en quoi ont consisté les exportations de 1861 : — produits maritimes : huiles, os et blanc de baleine, poisson salé, fumé et mariné, 4451 515 dollars (22 257 575 francs); — produits forestiers : bois de charpente, planches, bardeaux, merrains, écorce de chêne et autres, goudron.
poix, térébenthine, résine, cendres, ginseng, peaux et fourrures, 10 260 809 dollars (51 304 045 francs); — • produits agricoles, viande de bœuf, suif, peaux, bétes à cornes, beurre, fromage, viande de porc, lard, graisse, laine, animaux domestiques, céréales, pommes de terre, pommes , oignons , riz , coton 3 451 483 dollars (170257415 francs) seulement); tabac, chanvre, girofle, graine de lin, sucre brut et houblon, 149492026 dollars (74? 460130 francs); — produits manufacturés, 33 256115 dollars (1 66 280 575 francs) ; — charbon, 577386 dollars (2886930 francs); — glace, 172263 dollars (861 315 francs); — monnaies et matières d’or et d’argent, 23799870 dollars (118 999350 francs) ; — mercure, 631 450 dollars (3 1 57 250 francs); — articles manufacturés non énumérés, 2 580689 dollars ( 1 2 903 445 francs) ; — produits naturels, 2 794 046 dollars (13970230 francs). Les exportations d’articles de production américaine sont évaluées à 228699486 dollars (1 143497 430 francs), et d’articles étrangers, à 20 645427 dollars (103 227 135 francs) : somme totale des exportations, 249 344 91 3 dollars (1 246724565 francs).
Les importations ont été enregistrées comme assujetties au tarif de 1857 au 1" avril 1861, et, après cette date, comme soumises au tarif du 2 mars 1861 ; elles forment ainsi deux listes d’une grande longueur; la valeur totale des importations est de 335650153 dollars (1 678250765 francs). Les articles les plus importants en sont le café, porté pour 20561 981 dollars (102809905 francs); le thé, 6 832 039 dollars (30160195 francs); les monnaies et matières d’or et d’argent, 46339603 dollars (231 G98 0I5 francs); le cuivre sous différentes formes, 2 311 000 dollars (1 1 555 000 francs); la graine de lin, 2 073 7.50 dollars (10 368750 francs); la soie grège, 1 411000 dollars (7055000 francs); la laine
brute, 4563100 dollars (22815500 francs); les tissus de coton, 24965831 dollars (124829155 francs); les soieries, 23 71 5 729 dollars (1 1 8 578 645 francs); la toile, 8 00621 1 dollars (4031 055 francs); les tissus de laine, 26 828 850 dollars (134144 250 francs) ; le fer et l’acier manufacturés et crus, 16468008 dollars (82340 040 francs) , le sucre et la mélasse , 34 778 649 tiollars (173893245 francs).
Les recettes des douanes pendant l’année finissant le 30 juin 1 862 ont été de 49 056 397 dollars (245 281985 francs) ; et les recettes probables pour l’année qui expirera le 30 juin 1863, à en juger par les recettes réalisées pour la portion de l’année courante déjà écoulée, seront de 68 041 736 dollars (340 208680 francs).
En 1854, il a été conclu entre les États-Unis et l’Angleterre un traité par lequel sont admis réciproquement, en franchise, sur le territoire de l’Union et dans les provinces du Canada, du Nouveau -Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, dans l’île du Prince-Édouard et dans celle de Terre-Neuve, sauf le consentement des législatures respectives de ces diverses possessions anglaises, certains articles spécifiés, qui sont les principaux produits de ces pays ; ce traité doit être en vigueur pendant 10 ans, et ensuite être prorogé jusqu’à ce que l’une des parties contractantes notifie son désir de le voir abroger, notification qui devra être faite 12 mois auparavant. Cette convention a considérablement accru le commerce des provinces voisines des États-Unis et a ouvert des débouchés plus faciles aux produits de l’Ouest. La valeur totale des denrées et des marchandises exportées dans les possessions anglaises de l’Amérique du Nord a été, pour l’année se terminant au 30 juin 1861 , de 208825 783 dollars (1 044128915 francs) ; et les importations pendant la même période, de 150347355
dollars (751 736775 francs) : ce qui accuse une augmentation, depuis 1853, pour les exportations, de 103 735 623 dollars (518 678 015 francs), et de 80 194465 dollars (400972325 francs) pour les importations.