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avantage doit consister en un traité de commerce, lui accordant des conditions plus favorables qu'aux autres nations. Ceci se déduit des babitudes ordinaires de sa politique, et sa position comme médiatrice et protectriù- lui permettra de colorer ses prétentions. Le Texas n'a pas d'autre alternative que d'y souscrire. Mais le troisième objet ({u'elle a en vue nous loucbe encore de plus près. Les États-Unis sont assurément les rivaux les plus redoutables de l'Angleterre, comme nation commerçanteet industrielle; et si nous en jugeons par les progrès rapides (|ue nous avons faits jus(pi'à présent, le temps n'est pas loin où nous la surpasserons. Tout ce qui est de nature à embarrasser nos mouvements ou à entraver nos progrès est un avantage positif pour l'Angleterre. Supposons que sa tentative actuelle sur le Texas, et par suite sur les États-Unis , vienne à réussir. Nous pourrons ainsi mieux juger l'iniluence que cet état declioses exercerait sur les États-Unis. Les premiers effets se feraient sentir dans les États possesseurs d'esclaves, mais ils ne tarderaient pas à s'étendre à tous les autres États. Nous devons donc regarder la question comme nationale; elle mérite aussi d'être prise en considération comme mesure d'humanité.
Relativement aux esclaves, il n'est pas possible d'espérer que deux races d'hommes distinctes par des marques extérieures et ineffaçables, vivant depuis un temps immémorial, l'une comme maîtresse, l'autre comme esclave, puissent jamais coexister sur un pied d'égalité, dans le même pays et sous le même
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