‹ Les Etats-Unis d'Amérique, ou, Tableau de l'agriculture, du commerce, des (volume 2)Chapitre 16 sur 30 · DE PENSYLVANIE · texte numérisé non relu

DE PENSYLVANIE

Telle quelle a été établie par la convention gé' nérale , élue à cet effet et assemblée à Phi" ladelphie , dans ses séances commencées le iS juillet 1776^ et continuées par des ajourne* mens successifs , jusqu'au 28 septembre sui^ yant.

Les objets de rînstitntîon et du maintien de tout gouvernement doivent être d'assurer l'existence du corps politique de l'état^ de le protéger , et de donner aux individus qui le composent^ la (acullé de jouir de leurs droits naturels et des aulres biens que Fauteur de toute existence a répandus sur les hommes ; et toutes les fois que ces grands objets du gouvernement ne sont pas remplis , le peuple a le droit

de le changer par un acte de la volonté commune , et de prendre les mesures quî lui p^ai98eiu nécessaires pour procurer sa sûreté et son bonheur.

Les habitans de cette république s'étant jusqu'à présent reconnus sujets du roi delà Grande-Bretagne, uniquement en considération de la protection qu'ils attendaient de lui i et le dit roi ^ ayani non-seulement retiré cette protection , mais ayant commencé et continuant encore , par un esprit de vengeance inexorable y à leur faire la guerre la plus cruelle et la plus injuste, dans laquelle il emploie non-seulement les troupes de la Grande-Bretagne , mais encore des étrangers mercenaires , des sauvages et des esclaves, pour parvenir au but qu'il s'est 'proposé et qu'il avoue , de les réduire a une entière et honteuse soumission à la domination despotique du Parlement britannique ; ayant «n outre exercé contre les dits babit ans plusieurs autres actes de tyrannie qui ont été pleinement développés dans la déclaralion du Congrès général , ce qui à rompu et anéanti tous les liens de sujétion et de fidélité envers le dit roi et «es successeurs, et fait cesser dans ces coloiiies tous les pouvoirs et toutes les autorités émanées de lui;

Comme il est absolument nécessaire pour le bienêtre etla sûreté deshabilans des dites colonies, qu'elles

soient désormais des états libres et indépendans y et qu'il existe dans chacune de leur« parties une forme de gouvernement ju^te^ permanente et convenable , dont Fautorité da peuple soit la source unique .et le fondement , coitfornïément aux voes de Thonorable Congrès américain ;

Nous , les représentans des hommes libres ^ Pensylvanie ^ assemblés extraordinairement et expressément , à Teffet de tracer un gouvernement diaprés les principes exposés cirdessus ; reconnais^ sant la bonté du modérateur suprême de i'univer» ( loi , qui seul ^ sait à quel degré de bonheur , sur la terre , le genre humain peut parvenir, en perfeC'* tionnant Tart du gouvernement ) ; reconnaissant la suprême bonté qu'il a de permettre que le peuple de cet état se fasse > de son propre et commun consentement y sans violence ^ et après en avoir mûre* ment délibéré, les lois qu'il jngera les plus justes et les meilleures pour gouverner sa future société ; pleinement convaincus que c'est pour nous un devoir indispensable d'établir les principes fondamentaux de gouvernement les plus propres à procurer le bonheur général du peuple de cet état ^ de sa postérité y et à pourvoir aux améliorations futures sans partialité et sans préjugés pour ou contre aucune classe ^ secte ou dénomination d^hommes particu-

Sèresy quelles ^'élles soient ; en vertu de raatoiîlé dont nos constitùans nogs ont revéïiis , nous ordon- Bons , déclarons et établissons la Déclaration des droits et le plan de gouv^érnement suivaus ^ pour être la constitution de celte république, et pour y demeurer en vigueur à jamais et sans altération, excepté dans les articles que l'expérience démontrera par là suite exiger des améliorations^ et qui seront corrigés ou perfectionnés en vertu de la susdite autorité da peuple, par un corps de délégués composé comme l'ordonne ce plan de gouvernement , pour obtenir et assurer d'une manière plus eflScace , le grand objet et le véritable but de tout gouvernement, tel que nous les avons exposés ci-d«ssus.

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