IV. — LES TARIFS DOUANIERS. — PESSIMISME, CONCLUSION
Est-ce tout? Pouvons-nous dure ici la liste des erreurs américaines? Non, l'erreur humaine, des deux côtés de l'océan, est infinie ; mais je n'ai rien dit des tarifs douaniers. À peine ai-je besoin d"en parler ; ils se sont fait assez connaître ; et ce sont eux. qui ont fourni en partie l'argent dont on paie les folles dépenses du budget. Le malheur est que ces tarifs, non contents d'être exorbitants, protègent quelques industries privilégiées, généralement coalisées, au détriment de la masse des consommateurs et des producteurs. Sous prétexte de favoriser l'élevage du mouton, qui d'ailleurs diminue tous les ans, on empêche les Américains de porter et de fabriquer de la laine ; le coton jouit d'un monopole souverain, et ainsi de suite. On tue plusieurs fabrications pour en enrichir une seule ; on crée la vie chère, on endort l'initiative des uns. on paralyse celle des autres. L'origine de ces tarifs était, après tout, défendable dans un paj's neuf, ambitieux de se créer une industrie, mais la protection devient oppression, à la longue. Et ces tarifs eux-mêmes ne sont qu'une partie du mal ; c'est leur application surtout qui est odieuse, ce sont les mauvais procédés douaniers qui sont funestes à l'amitié plus encore qu'au commerce de deux pays; c'est le régime de l'inquisition, de l'arbitraire, de l'insécurité, de la contrefaçon impunie et encouragée, c'est le régime de l'attentat quotidien à la propriété des marques industrielles, le régime