‹ Les États-Unis d'AmériqueChapitre 14 sur 139 · III. — L IMMIGRATION JAUNE · texte numérisé non relu

III. — L IMMIGRATION JAUNE

En masse l'immigration des. coolies aux Llals-Unis n'est désirable pour personne ; elle submergerait certains Ktats, la Californie tout d'abord : elle abaisseraitle taux des salaires à des prix de famine pour l'ouvrier américain dont les besoins multiples ne sont pas comparables à la simplicité des Orientaux. La concurrence des Nègres n'est pas le même problème dans ceux des États où ils sont plus nombreux qu'en Californie, parce qu'à la différence des Japonais ou des Chinois, qui mettent de cùté toutee qu'ils gagnent pour le rapporter chez eux, les Nègres dépensent* leurs salaires sur place, et par conséquent travaillent moins régulièrement. L'immigration en masse des' ouvriers jaunes aboutirait en outre, en admettant que l'ouvrier américain se résignât à la subir, à un grave danger pour les Etats-Unis, un danger que tous les pays civilisés, aussi bien le Japon lui-même ou l'Europe que l'Amérique, ont intérêt à prévenir. Plusieurs classes se superposeraient l'une au-dessus de l'autre dans le pays ; trois classes au moins : la première composée de la race blanche dominante, la deuxième composée de la race jaune subalternisée, la troisième composée des sans-travail et des déclassés

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