Y . — LE D R O I I D E V 0 T E
Mes amis du parti libéral anglais ont commis, à mon sens, une très grande faute en traitant trop sommairement au début les suffragettes et en les exaspérant ; la plupart des violences contre lesquelles, par l.i suite, ils ont dû se détendre, ont leur origine dans cette première faute. Dérogeant à toutes les traditions de la vie publique anglaise, ils ont refusé aux femmes le droit de discuter leurs revendications; ils ont accueilli ces revendications par le dédain. En leur accordant seulement une parcelle de la considération que tous les partis, clans tous les pays, prodiguent aux moins respectables des corporations électorales, ils auraient eu pour eux le beau rôle, ils ne seraient pas arrivés à cette monstruosité de classer, en Angleterre ! ! la femme dans une sorte de catégorie inférieure de l'humanité et de la réduire ainsi aux tristes excès que l'on connaît.
Aux Etats-Unis, aucun parti n'a commis la faute des libéraux anglais. Le président Roosevelt, luimême, partisan de la manière forte, ne s'est pas prononcé contre le féminisme, il s'est réservé, tout