CINCINNATI. L AVIATION
Le lendemain dans l'après-midi, après avoir embrassé d'un dernier regard le panorama riant de l'Ohio, je m'embarquai, c'est bien le mot, dans le train qui allait nous conduire, en seize heures, à Washington où, dès mon arrivée, je devais voir le Président Taft et lui apporter des nouvelles de sa famille et de ses nombreux amis de Cincinnati.
Nouvelle attention ! que deviendrai-je, à force d'être ainsi gâté? M. Schmidlapp m'accompagne, et le colonel Thompson, qui rentre aussi à Washington, a retenu pour faciliter notre voyage, un train, ou tout au moins deux wagons-salons dans le train ; c'est un hôtel ambulant, un appartement où chacun de nous a sa chambre donnant sur le salon et du salon dans la salle à manger.
Ainsi va se terminer la première partie de ma longue campagne aux Etats-Unis; je reviens ci Washington, ma tâche accomplie; il ne me reste plus maintenant qu'à revoir l'Est que je connais et à retrouver mes amis ; à mettre en ordre mes observations, les idées que j'ai récoltées, échangées avec celles que j'ai semées.