‹ Les États-Unis d'AmériqueChapitre 99 sur 139 · LIS PARC DK WASHINGTON · texte numérisé non relu

LIS PARC DK WASHINGTON

de trilles et de traits où le cri du pic, du loriot, de l'oiseau moqueur vient jeter sa note ironique. Le gros rouge-gorge ou robin donne la réplique au pinson, tantôt doré, tantôt bleu lazuli, tantôt écarlate. Le cardinal de Kentucky f;iit ses entrées éblouissantes. Le colibri à dos rouge, à dos vermillon. Humming-bird, se montre beaucoup, lui aussi, comme le Tanager aux tons de rubis, comme l'oiseau bleu, — car l'oiseau bleu ici n'est pas un rêve ; — l'oiseau bleu existe partout aux Etats-Unis : il pourrait servir de symbole à quelque association idéaliste. J'ai toujours regretté que les Klats-Unis aient adopté l'aigle comme symbole. Ils avaient pourtant les étoiles dont leur drapeau est constellé ; ils avaient le chêne ; c'était bien le cas d'innover. Les Gaulois qui furent pourtant de fiers guerriers avaient choisi l'alouette, et les barbares ont abattu l'aigle romaine. L'aigle disparaît et doit disparaître, comme le brigandage, dans la nature civilisé?; il n'est plus qu'un anachronisme dans les armes d'une démocratie; il rappelle, il est vrai, la défaite du lion britannique; mais il n'en symbolise pas moins l'oppression beaucoup plus que l'indépendance, et c'est un symbole démodé. Michelet a dit ; « l'aigle est détrôné » ; il doit l'être aux États-Unis plus qu'ailleurs. La culture de la joie de vivre que je rencontre ici partout n'est pas compatible avec la rage de détruire Je suis reconnaissant à l'esprit publie américain de nous avoir conservé l'oiseau bleu.

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