‹ Les États-Unis d'Amérique;Chapitre 48 sur 91 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

Cartvetére féaéral ém pays* — La Caroline du Nord est remarquable pour ses mines d'or, les dangereux caps" de ses côtes et ses forêts utilisées pour divers usages.

Moataignes. — La partie occidentale de l'État est traversée par plusieurs chaînes du système des Âpataches , qui, sous les différents noms de montagne de pierre (Stone mountain), montagne de Fer (Iron mountain), montagne Chauve (Bald mountain) et montagne Fumeuse (Smoky mountain), forment la frontière occidentale de l'État. Le Pilot mountain est un grand pic en forme de pyramide dans le comté de Stokes. Quelques savants prétendent que la montagne Noire , dans l'ouest , est plus élevée que les montagnes Blanches du New-Hampshire.

Fièvres et rivières. — Le Roanoke et le Chowan prennent leur source dans la Virginie, et se jettent dans VAlbemarle sound , sur les côtes de la Caroline. Le dernier devient navigable à Murfreesboro pour les petits navires. Le Roanoke a un

cours de 400 milles; il est navigable 30 milles pour les petits navires, et pour les bateaux 75 milles, à partir de Weldon, où s'arrête la marée. Au-dessus des chutes de Weldon, il est navigable pour les bateaux, à l'aide de canaux , sur une longueur de 2 44' milles, jusqu'à Salem. Le Pamlico et le Neuse coulent dans le Pamlico sound. Le premier est navigable pour les navires qui tirent 9 feet d'eau sur une longueur de 30 milles, et sur une longueur de 90 pour les bateaux, jusqu'à Tarboro. Le fleuve du cap Fear (cape Fear river) est le principal cours d'eau qui ait son cours entier dans cet Etat. Il prend sa source dans la partie du nord , traverse l'État en se dirigeant au sud-est, et, après un cours de S 80 milles, se jette dans l'océan Atlantique, au cap Fear. Il devient navigable à Wilmington pour les vaisseaux d'un tirant de 1 4 feet, et à Fayetteville pour les bateaux. Le Yadkin traverse la partie ouest de l'État, du nord au sud , et passe dans la Caroline du Sud sous le nom de Great Pedee. Le Cqtatvba , qui natt dans le Bine rldge , cûule datis la Caroline du Sud. Sur le versant opposé deé montagnes se trouvent les sources du Tennessee.

Détroit* et baies. — Le détroit le plus considérable est le

• Pamlico sound , entre le continent et une des nombreuses tics .de ces parages. Il a 86 milles de longueur le long des côtes sur

une largeur de 10 à 20. II communique avec l'Océan par plusieurs étroites passes ; la plus fréquentée par les navires est la passe Ocracoke. Un peu au nord , est le détroit d'Albemarle

• (Albemarle sound), qui pénétre à 60 milles- dans les terres et ; dont la largeur varie de 5 à 45 milles. Il communique avec le

Pamlico sound et avec la mer par plusieurs passes étroites et semées de hauts-fonds.

Rivage* et cap».— Les côtes sont basses et marécageuses,

et la navigation y est dangereuse à cause des hauts-fonds. Le cap

-Look oui (prenez garde, cherchez) et le cap Fear (craigne*)

indiquent par leur nom l'effroi avec lequel les marins en approchent. Mai» le plus redoutable est le cap Hatteras, coude d'une lift triangulaire qui forme la limite méridionale du Pamlico sound. Ses hauts-fonds s'étendent à une grande distancé de la terre et le rendent l'un des caps les plus dangereux de la côte américaine. Des* — La côte est bordée par une chaîne d'Iles basses et sablonneuses éparses dans la mer. Elles sont longues, étroites et enferment plusieurs baies et détroits semés de hauts-fonds ; elles sont généralement arides.

Produits végétaux» — Une grande partie du pays est couverte de forêts de pins à poix (yellow pine). Dans les plaines du bas pays, cet arbre est presque la seule végétation naturelle du sol. Il dépasse de beaucoup en hauteur le pin à poix des États du nord . Le goudron , la térébenthine et le bois de charpente fournis par cet arbre composent la moitié des exportations de la Caroline du Nord. L'humidité de l'air dans les régions marécageuses a pour effet de charger les arbres de longues et spongieuses mousses, qui pendent en grappes de leurs branches et donnent aux forêts un aspect tout particulier. On trouve souvent du gui sur les arbres de l'intérieur. L'État produit aussi plusieurs racines employées efficacement en médecine, comme le ginseng, la serpentaire (Ariêtolochia serpentaria, etc). Les terrains fertiles sont couverts de roseaux, dont les feuilles restent vertes l'hiver et fournissent un bon fourrage pour les bêtes bovines. Dans la montagneuse région de l'ouest, le chêne, l'orme, le noyer, le tilleul, le cerisier, sont communs. Les animaux sauvages sont les mêmes .que ceux de la Virginie.

Httaéraax et sources minérales. — Les mines de fer y abondent, et sont exploitées sur une vaste échelle. La région de l'or, qui s'étend depuis le Potomac et longe à l'est la chaîne des montagnes Bleues dans l'Âlabama, est plus étendue et plus productive dans cet État que dans aucun autre; L'or y est tiré des

mines ou obtenu par le lavage, c'est-à-dire par la simple séparation de For natif et du sable qui s'y mêle. La valeur annuelle de l'or recueilli dans la Caroline du Nord est estimée à 400,000 dollars. Les eaux thermales du comté de Buncombe sont citées pour la cure du rhumatisme et de la paralysie.

Climat. — Le climat participe des diversités de la surface du pays. La région montagneuse , ou plateau de l'ouest, a des hivers qui , pour la rigueur, rappellent ceux des États plus au nord ; ils sont cependant moins longs et moins âpres. L'air, dans cette région £t dans la région moyenne, est pur et sain, et les ehaleurs de l'été y sont tempérées par de fraîches nuits. Mais dans la région inférieure, les étés sont chauds et étouffants, et l'air est rendu malsain par les exhalaisons des marais et eaux stagnantes.

Sol* — Dans la plaine, le sol est généralement pauvre, sablonneux et semé de vastes marécages. Les bords de quelques rivières sont assez fertiles, et l'on rencontre çà et là quelques clairières de terrains humides, dont le sol est noir et fécond. A l'ouest de la contrée montagneuse, le sol est bon et ressemble à celui des États situés plus au nord.

Marais* — Le grand Marais affreux (Great dismal Swamp) , dans la partie nord-est de l'État, s'étend jusque dans la Virginie. Il a 30 milles de longueur, 4 de large et couvre une étendue de 4 50,000 acres. Le sol est marécageux et tout le pays est couvert de pins, de genévriers et de cyprès, et de chênes blancs et rouges dans les parties plus sèches. Dans le centre de la Caroline du Nord, est le lac Drummond, qui a 4 5 milles de circuit. Plusieurs parties de ce marais «ont impraticables à l'homme à cause de l'épaisseur des bois et des buissons. Il est traversé par le canal qui va de Norfolk au détroit d'Albemarle. Il y a un autre marais entre Albemarle et Pamlico Sound, nommé Y Alligator ou petit Marais affreux (Little dismal Swamp) , qui contient aussi

un lac dans son centre. Il a été en partie desséché à l'aide d'un canal, et rendu propre à la culture du riz. On évalue à 2,500,000 acres les terres marécageuses de cet État qui pourraient être desséchées à peu de frais, et être appropriées à la culture du coton, du tabac , du riz et du maïs*

Aspect du pmjm» — La partie orientale de l'État, à une distance d'environ 60 milles de la mer, est une plaine basse couverte de marais, dentelée par de nombreux bras de mer sans profondeur, et traversée par des ruisseaux d'eau dormante que la surface plate et nivelée du terrain laisse se répandre en larges bassins. A cette zone maritime succède un beau pays, faiblement accidenté, arrosé par des eaux fraîches et courantes, et présentant dans ses hauteurs et ses vallées une surface agréablement diversifiée. La partie ouest de l'État s'étend sur un haut plateau qui parvient à une élévation de 4,800 feet au-dessus du niveau de la mer, sans compter les sommets montagneux qui s'élèvent beaucoup plus haut.

Division». — La Caroline du Nord se compose d'environ 80 comtés. Elle ne renferme que peu de villages et point de grandes villes.

Agriculture. — L'industrie agricole est médiocrement prospère dans cet État ; une des causes de cette infériorité, c'est le manque de ports et de navigation intérieure. Le labourage dans la partie est de l'État est fait par les esclaves, mais dans l'ouest les blancs travaillent davantage de leurs mains. La grande diversité du climat produit une diversité correspondante de productions. Les basses terres de l'ouest jouissent d'un climat tropical et produisent du riz, du coton, de l'indigo. C'est là aussi que le figuier commence à paraître. Les fruits et les grains du nord prospèrent dans la région intermédiaire. Le froment, le maïs indien, le tabac et le chanvre sont les productions les plus importantes de cette partie du territoire. On peut

y ajouter les pommes, les poires, les pèches, les figues, les raisins, les patates et les ignames, pour varier le catalogue.

Mansilaetures. — Il y A clans cet État quelques manufactures de laine, de fer, de chandelles ; des tapisseries, des savonneries, des papeteries et des fabriques de coton. Ces dernières sont les plus considérables et elles vont se multipliant.

Commerce» — La plupart des produits du pays sont emportés par voie de Charleston (Caroline du Sud) et par Lynchburg et Petersburg (Virginie). Les productions agricoles sus-mentionnée* et les matières employées pour la marine, c'est-à-dire le goudron, la poix, et la térébenthine, sont exportées en grandes quantités.

Industrie des bols de construction (lumbering). — Elle est pratiquée sur une large échelle afin d'amener au marché le pin à poix (yellotv pine) qui est fort estimé pour sa beauté et sa durée.

Exploitation des mines. — Elle se borne presque uniquement à la récolte de For, qui donne un produit annuel considérable. On travaille aussi avec quelque étendue à l'exploitation des mines de fer.

Canaux et chemins de fer. — Quelques uns ont de l'importance. Il y a dans cet État 249 milles de chemin de fer terminés, et 385 milles en construction.

Statistiques diverses. — En 4 850, cet État renfermait 405,542 habitations; 406,023 familles; 272,369 hommes et 280,095 femmes de race blanche; 43,226 hommes et 4 3,970 femmes de couleur libres ; 289,000 esclaves environ ; 56,94 6 fermes en culture, et 2,523 établissements manufacturiers, produisant au delà de 500 dollars par an.

Banques* — Il y en a 4 4, au capital de 44,434,4 83 dollars.

Éducation. — L' Université de la Caroline du Nord, h Chapel- Hill, est la principale institution littéraire de l'État, qui renferme en

outre une vingtaine d'institutions (académies) en divers endroits. L'éducation de l'école élémentaire est loin d'y être générale.

Ville». — Il n'y a pas de grandes villes dans cet État. Les principales sont : Raleigh, siège du gouvernement, agréablement située près du centre de l'État ; elle renferme plusieurs édifices publics, institutions, etc. Newbern, sur la rive méridionale de la Neuse, à 30 milles de Pamlico sound, ancienne capitale et l'une des plus florissantes villes de la Caroline du Nord . On y fait quelque commerce. Le goudron, la poix, la térébenthine et les bois de construction sont ses principaux articles d'exportation. Population estimative : 5,000 habitants. WUmington, sur le CapeFear river, à 35 milles de la mer, est la place la plus commerçante. Les navires de 300 tonneaux peuvent remonter jusqu'à son port. Les plus vastes champs de riz de l'État se trouvent dans son voisinage. Population estimative: 4 4,000 habitants. Fayetteville , cité prospère, située au point où commence la navigation par bateaux sur le Cape Fear river. Elle fut détruite par le feu en "4834 . Six cents édifices furent brûlés; mais la ville a été rebâtie. Population estimative : 4,500 habitants. Les autres villes de quelque importance sont : Edenton, Washington, Salisbury, Tarboro, Halifax, etc. Charlotte, sur une branche du Gatawba, dans la région des mines d'or, renferme une succursale des États-Unis. Population estimée : 4,500 habitants.

Hlatolre. — La Caroline du Nord fut colonisée vers 4 650 ; elle fit partie de la Caroline du Sud jusqu'en 4 729, sous le nom de comté d'Àlbemarle. Elle avait cependant une législation séparée depuis 4745. Pendant la guerre révolutionnaire, quelques expéditions furent faites dans cet État par les Anglais de la Caroline du Sud, et les forces américaines furent défaites à Guilford Court-House, en 4784 . (Voyez plus loin l'histoire de la Caroline du Sud.)

(south-càrouna).

Étendue, 31,565 milles carrés.

Population/668,507 habitants.

Population par mille carré, 21.

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