CHAPITRE XXXIX
Caractère général du pays. — C'est un nouvel État entre le Mississipi et les lacs Michigan et Supérieur.
Montagnes. — La chaîne du Porc-Epic (Porcupine range) traverse la partie centrale de cet État ; quelques uns de ses pics ont 2,600 feet de haut. Dans la partie nord de l'État, qui est bornée pal* le Mississipi, le pays est accidenté et coupé de collines.
Fiahli» — Il y a dans le sud de vastes prairies propres à nourrir de nombreux bestiaux.
Fleaves c* rivières. — Le Mississipi arrose la frontière de l'ouest, et reçoit les principales rivières de cet État. La rivière des Rochers (Bock river) se jette dans l'Illinois, mais elle est déjà navigable dans les limites de l'État. Le Wisconsin est un des plus importants affluents du Nississipi supérieur. Son cours est d'environ 500 milles. 11 naît près des sources du Montréal, qui se jette dans le lac Supérieur, et du Menomonee, qui se jette dans le lac Michigan ; à la Great Bend , il se rapproche du Fox river ou rivière des Renards, dont il n'est séparé que par un petit nombre de milles. Sa navigation est obstruée par des hauts-fonds et des barres, excepté dans les grandes eaux. Le Chippewa, autre grande rivière, se jette aussi dans le Mississipi. Le Saint-Louis se perd dans le Fond du lac, ou tête du lac Supérieur, et par conséquent peut être considéré comme la source du Saint-Laurent. Il est souvent coupé par des rapides et des chutes. La rivière des Renards, qui se jette dans la Green bay ( baie Verte ), est navigable , quoiqu'elle contienne quelques rapides.
Lac*. — Le Wisconsin louche au lac Supérieur au nord et au lac Michigan à Test. Le nord de l'État renferme encore plusieurs petits lacs ou étangs très poissonneux. Le lac Winnebago, entre le Fond du lac et Fox river, a 24 nulles de long et 4 de large. Il y a encore quatre beaux petits lacs près de Madispn.
Baies ci rivâtes* — Le seul bon havre que cet État possède sur les côtes du lac Michigan est celui de Milwaukee. Green bay est en partie dans cet État. Il y a un bon havre en tête de cette baie.
Pvstalts végéta». — Le riz sauvage y est commun aussi bien que dans le Michigan. Les prairies sont couvertes de hautes herbes et de plantes sauvages. La plus grande partie du pays
est occupée par d'épaisses forêts de chênes, d'érables, de noyers, etc. Le pin blanc croît dans le nord.
Minéraux. — Le sud-ouest du Wisconsin fait 1 partie de la région minérale excessivement riche qui s'étend dans l'Illinois et l'Iowa. On y rencontre abondamment un minerai de plomb qui rend 75 pour 400 de métal. Ce district plombifère a donné 30 millions de pounds en un an. On a découvert aussi beau* coup de mines de cuivre dans le Wisconsin. Les premières ont été longtemps exploitées avec extension ; les secondes le sont maintenant. 11 y existe aussi des mines de fer.
Animaux. — L'ours, l'élan, le daim, le buffle, le renard et les petits quadrupèdes y abondent. Les rivières et les lacs sont la retraite de nombreux oiseaux aquatiques, et leurs eaux sont pleines de poissons semblables à ceux du Michigan. Les grues et les dindons sauvages y sont communs. Climat. — Il est à peu près le même que celui du Michigan. Sol, — U y a dans le sud-ouest de grands terrains où le sol est bon , quoique entrecoupé d'étangs, et de marais qui portent le nom de prairies humides. Plusieurs de ce» prairies ont un sol très fertile et d'une grande profondeur. Sur les bords du Mississipi et du Wisconsin , le sol est riche et couvert de fort beaux bois de construction. Tous les grains et les fruits communs y prospèrent.
Aspect do pays. — Le sud est généralement plat ; mais au nord du Wisconsin, le pays s'élève et forme des collines, et enfin, se gonflant en montagnes très accidentées, crée les chutes et les rapides des rivières, et produit des paysages d'une sauvage beauté. Plus au nord, près des sources du Mississipi, s'étend un plateau élevé couronné de lacs et de marais, où croît le riz sauvage.
Divisions. — Cet État forme environ 30 comtés. Ses villes sont peu étendues pour la plupart.
Agrftealture. — Tout est ici dans l'enfance ; cependant les arts utiles s'y sont développés avec une étonnante rapidité. On y élève des bêtes bovines en grandes quantités, et les moissons de grains y sont abondantes.
sfansJaetares. — Elles ne font que de naître ; mais elles sont déjà très variées, et grandissent rapidement en nombre et en importance.
f>MTrff — Il consiste principalement en exportations des produits du pays, qui sont considérables, si Ton remarque combien la colonisation du pays est récente. Le principal port est Milwaukee ; mais il se fait aussi un notable commerce à Green- Bay et à la Prairie du Chien, sur le Mississipi. Ce dernier point est visité par les bateaux à vapeur qui remontent Le fleuve dans les hautes eaux.
Bols. — L'exploitation des bois se fait avec une grande extension. On abat surtout Je pin , le noyer noir et l'érable , que l'on expédie aux marchés, soit par le lac Michigan, soit le long du Mississipi.
Mines, — On n'exploite guère que celles de fer et de cuivre.
Pêche* — On pêche abondamment dans les lacs le poisson blanc , le saumon-truite et le siscaquet.
Chasse. — Quelques habitants en petit nombre ont pour occupation principale de faire la chasse aux animaux afin d'en recueillir les fourrures.
Canaux et ehesstas de fer. — L'État est trop nouveau pour avoir pu entreprendre ces coûteux travaux. De chemins de fer, il y en a 20 milles achevés, et 400 milles projetés.
Habitants. — Le Wisconsin a été colonisé principalement par les habitants des autres États, auxquels se sont mêlés beaucoup d'étrangers. Presque tout le pays au nord de la rivière du Renard et du Wisconsin est habité par les Chippewas , les
Winnebagoes ou Puants , les Menomonees et autres tribus indiennes qui vivent de la chasse aux buffles et animaux sauvages.
Dette. —La dette de cet État est de 42,892 dollars. Son fonds d'école est de 538,094 dollars, et ses dépenses annuelles de 20,000 dollars.
Banque. — Il y a une banque de 225,000 dollars de capital.
Éducation. — Cet État possède quelques académies et des écoles élémentaires nombreuses, si Ton considère sa récente colonisation. Le soin qu'ils prennent de l'éducation publique fait honneur aux habitants.
Tilles principales. — La plus importante ville de l'État est Milwaukie, sur le lac Michigan. Son port étant le seul bon entre Chicago et Green-Bay, Milwaukie est devenue le grand marché du pays. Cette ville est fréquentée par une foule de bateaux à vapeur qui se rendent dans les lacs inférieurs ; elle commerce avec Chicago et Michigan city par bateaux à vapeur, et de ces deux points elle se trouve reliée par les chemins de fer et les canaux avec le Mississipi jusqu'à la Nouvelle-Orléans, vers l'ouest, et sud, et par les lacs inférieurs jusqu'à New-York, vers l'est. Il est peu de villes qui aient vu en aussi peu de temps croître autant leur population. En 4 850, elle renfermait déjà 20,026 habitants. — Green-Bay fait un commerce prospère ; Racine et Cheboygan, sur le lac ; la Prairie du Chien , près de la jonction du Wisconsin et du Mississipi, sont les autres villes principales. Cette dernière est environnée d'une belle prairie , et fait un grand commerce. Madisan, la capitale, est une ville nouvelle magnifiquement située dans le voisinage de plusieurs beaux lacs.
Histoire. — L'histoire du Wisconsin n'est pas longue. Il fut d'abord réclamé par les Français comme faisant partie de leurs possessions , et ils fondèrent une colonie à la Prairie du Chien. Les États-Unis y établirent un fort et un marché indien qui
continua longtemps à marquer les limites de leurs établissements de ce côté. Le pays leur fut cédé en 4783 par les Anglais, qui l'avaient obtenu des Français en 4763. Il fut formé en territoire en 4 836, et admis dans l'Union en février 4 847. Le progrès de sa population a été très rapide.
Étendue, de 65,000 à 73,000 milles carrés.
Population, 192,214 habitants.
Population par mille carré, 2 3/4.
CAPITRE XL.
Caractère général du pays. — L'Iowa, placé entre le Missouri et le Mississipi, est in État vaste et florissant, remarquable pour la fertilité de son sol , la beauté de son climat et sa grande richesse minérale.
Montagnes. — On voit dans cet État des hauteurs , des collines , des ondulations de terrain , mais rien qui puisse proprement s'appeler une montagne.
Prairies. — Elles couvrent les trois quarts de l'État. Elles n'ont ni arbres ni buissons , mais elles sont couronnées d'une luxuriante végétation d'herbes sauvages.
Fleuves et rivières. — Le Mississipi borne cet État à Test et le Missouri à l'ouest. La rivière des Moines sort d'un beau groupe de lacs vers le 44 e degré de latitude nord , et, après un cours très peu étendu , entre dans l'Iowa , qu'elle traverse par
le centre, et va se perdre dans le Mississipi, au pied des rapides des Moines , après avoir formé une partie de la frontière sud-est de cet État. Elle a environ 400 milles de cours, et elle pourrait , à très peu de frais, devenir navigable sur une longueur de 250 milles. Les autres affluents du Mississipi qui traversent cet Etat sont : le Checauque, ou Skunk river; Ylowa, qui a 300 milles de long, navigable à Iowa city; le Wapsipinecon , le Makoqueta; le Penaca, ou rivière aux Dindons, etl' lowa supérieur. Les rivières qui prennent leur source dans cet État pour se jeter plus loin dans le Missouri sont le Chariton, la Grande et la Petite-Platte , le Nodaway et le Nishnebotna. Le Little Sioux sort du lac de l'Esprit, et a son cours entier dans cet État. C'est aussi le cas du Floyd's creek , du Boyer's creek et du Five- Barrel creek.
Lacs. — L'Iowa renferme de nombreux petits lacs vers le nord ; le plus considérable est le lac de V Esprit , qui a environ 20 milles de long.
Produits végétaux. — Les forêts s'élèvent à une grande hauteur dans l'Iowa. Elles renferment tous les arbres à feuilles caduques qui végètent dans cette région. Les pommes sauvages, les prunes , les fraises et les raisins y croissent naturellement et en abondance.
Animaux. — Ceux que l'on rencontre le plus fréquemment sont le bison , Tours, le daim , la panthère, le loup, le renard, le castor, l'opossum, le raccoon, le blaireau , le wolverene, le lapin, le lièvre , la marmotte et des quadrupèdes plus petits ; le dindon sauvage , les grues, etc.
Minéraux. — Une portion de l'Iowa est excessivement riche en minéraux. La grande région ptombifère du nord de l'IUinois et du sud du Wisconsin traverse le] Mississipi , et dans l'Iowa comprend environ 80 townships contenant ensemble près de 2,880 milles carrés. Elle a pour limites le Little Makoqueta
rirrr , comprenant environ 1 2 milles de Test à l'ouest, et s'étend considérablement au sud et encore plus au nord le long du Mississipi. Cette région renferme également en grande quantité du zinc et du fer, quelquefois à l'état d'aimant. La pierre à chaux abonde dans l'Iowa , et parfois elle y prend la forme du plus beau marbre. La ville de Dubuque, au nord-est de lowa city , est le centre de cette région minérale.
Climat. — 11 est sahibre, excepté dans quelques bas bottoms, sur le bord des cours d'eau. Les rivières n'y sont pas dormantes , et par conséquent leurs rives sont plus saines que dans quelques portions de la contrée occidentale. L'hiver y commence en décembre et finit en mars. Le temps y est variable et quelquefois rude , moins pourtant qu'on ne devrait le supposer d'après la latitude. L'été est rafraîchi par de fréquentes pluies, et la chaleur n'y est jamais étouffante.
SoL — Il est généralement bon dans les bottoms , et les prairies où il est formé d'une terre végétale noire et très profonde. Ce détritus est parfois mêlé dans les prairies à de l'argile sablonneuse. Cette argile devient même rouge quelquefois, et ce sable se change en gravier. Le sol de tout l'État est fort propre à la culture des grains, des légumes et des fruits.
A ip crt du pays. — Le terrain incline généralement au sudest, comme le prouvent les rivières qui se jettent dans le Mississipi. L'ouest et le sud de l'État s'inclinent, au contraire, vers le Missouri. Le terrain offre beaucoup de renflements et de collines , et ce mélange de hautes et basses plaines donne au pays un aspect d'une singulière beauté. Les prairies forment le caractère dominant de cet État.
Divisions politiques. — L'Iowa renferme environ 50 comtés et plusieurs villes florissantes, mais de peu d'étendue.
Agriculture. — Les productions agricoles sont le maïs indien, }e froment, le ris, l'avoine, le sarrasin , les pommes de terre.
les courges, un grand nombre de légumes et de fruits. On y élève beaucoup de bestiaux , entre autres des chevaux , des mulets , des moutons , des bêtes bovines et des pourceaux.
Manufactures. — Elles sont médiocrement importantes, mais très variées. On y trouve des moulins à farines, des tanneries, etc.
Commerce. — Il se borne à peu près uniquement à l'exportation des produits, envoyés pour la plupart par le Mississipi. Les marchandises du dehors y sont amenées par le chemin de fer dé Chigaco à Galena , et de cette ville à Dubuque. Le plomb est expédié par cette route jusqu'aux États de l'Atlantique. On en expédie aussi le long du Mississipi.
Bols. — On envoie au marché beaucoup de bois de constructions : pins, érables et noyers noirs.
Mines. — Les mines de plomb y sont exploitées sur une large échelle , et le plomb forme un des principaux articles d'exportation.
Chasse. — Elle est presque entièrement abandonnée aux Indiens.
Canaux et chemins de fer. — L'Etat est trop nouveau pour avoir entrepris des travaux de ce genre ; mais ceux qui ont été exécutés par l'IUinois et les États plus à l'est lui assurent des communications faciles avec les rivages de l'Atlantique.
Banques. — Il y a une banque de 200,000 dollars de capital.
Statistiques diverses. — En 4 850, cet Etat renfermait 32,962 maisons; 33,54 7 familles; 4 00,885 hommes et 90,994 femmes de race blanche ; 4 68 hommes et 4 67 femmes de couleur; 4 4,805 fermes en culture, et 482 manufactures produisant au delà de 500 dollars par an. En 4 849 , la valeur de ses terres était de 40,349,624 dollars; le nombre de ses chevaux au-dessus de deux ans de 34,754 ; bêtes bovines au-dessus de
deux ans, 94,222; moutons de plus de six mois, 4 £0,787; porcs au-dessus de six mois, 226,864 ; valeur de toutes les propriétés: 4 8,496,454 dollars.
Bette. — La dette de cet État est de 79,442 dollars; son fonds d'école s'élève à 432,909 dollars, et ses dépenses anmiellés à 25,000 dollars.
tdaeatloa. — Mount-Pleasant possède une université. Il y a aussi dans cet État plusieurs académies et beaucoup d'écoles élémentaires. L'éducation y est hautement appréciée.
voies. — Burlington, sur le Mississipi, à 4 ,429 milles audessus de la Nouvelle-Orléans, fait beaucoup de commerce. Population : 5,402 habitants. Dubuque est le centre de la région minérale. Population: 3,740 habitants. Fort Madison, Blootnington , Davenport et Salem sont des villes prospères. Iowa city, capitale de l'État, sur la rive droite de l'Iowa: 2,308 habitants.
Habitant». — Les établissements se sont faits spécialement dans le sud-ouest. Les colons se composent surtout d'habitants des autres États et d'émigrants étrangers. Les Sioux, les Saques, les Renards (foxes), et autres Indiens, sont éparpillés sur les trois quarts du territoire de l'Iowa. Ils vivent principalement de chasse et de pêche , et apportent de nombreuses fourrures au marché. Le bison est leur nourriture favorite , et la chair de chien leur semble une friandise. Le célèbre Faucon-Noir (Black-Hawk), dont nous avons raconté l'histoire dans le chapitre de rillinois, a longtemps demeuré dans cet État, près de la rivière des Moines. Lorsqu'il fut pris , il adressa au général Atkinson un discours dont nous traduisons une partie :
« Vous m'avez fait prisonnier avec mes guerriers ; j'en ai beaucoup de chagrin, car j'espérais , si je n'étais pas vainqueur, pouvoir du moins tenir plus longtemps et vous causer plus d'embarras avant de me rendre. J'ai fait tous mes efforts pour vous faire tom-
ÉTAT DE i/lOWA. 3*3
ber dans une embuscade, mais votre dernier général sait les ruses de guerre des Indiens. Le premier n'était pas si habile. Lorsque je vis que je ne pouvais plus vous vaincre h la manière des Indiens, je me décidai à me jeter sur vous et à me battre avec vous face à face. Je me battis ferme, mais vos fusils visaient bien. Les balles volaient dans l'air comme des oiseaux et sifflaient à nos oreilles comme le vent d'hiver dans nos arbres. Mes guerriers tombaient autour de moi. Gela commençait à tourner mal. Je vis mon jour de malheur tout près. Le soleil se leva sombre pour nous le matin, le soir il se coucha sous un nuage épais et sembla comme une boule de feu. C'était le dernier soleil qui luisait sur le Faucon- Noir... Vous savez pourquoi nous avons fait la guerre. Gela est connu de tous les blancs, et ils devraient en avoir honte. Les Visages Pâles méprisent les Indiens et les chassent de leurs demeures. Mais les Indiens ne sont pas trompeurs. Les hommes blancs parlent mal des Indiens, et les regardent avec haine ; mais les Indiens ne mentent pas, les Indiens ne volent pas. Un Indien qui serait aussi méchant que les hommes blancs ne pourrait pas vivre chez nous ; il serait mis à mort et dévoré par les loups. Les hommes blancs sont de mauvais maîtres d'école. Ils nous apportent des regards menteurs et font des actions déloyales. Us sourient au pauvre Indien pour le tromper. Ils lui secouent la main pour gagner sa confiance, pour l'enivrer, pour le trahir, pour faire du mal à nos femmes. Nous ne sommes pas en sûreté ; nous vivons dans le danger. Nous devenons comme eux , hypocrites et trompeurs, adultères , fainéants , grands parleurs et mauvais travailleurs. Nous avons invoqué le Grand-Esprit. Nous sommes venus vers votre aïeul. U nous a encouragés. Son grand conseil nous a donné de belles paroles et fait de grosses promesses ; mais nous n'avons pas obtenu satisfaction , et les choses sont allées de mal en pis. Il n'y avait plus de daims dans nos forêts ; l'opossum et le castor s'étaient enfuis. Les sources se desséchaient ; nos femmes et nos enfants n'avaient plus de vivres pour se préserver de la faim. Nous avons convoqué un grand conseil et fait un grand feu. L'Esprit de nos pères s'est levé et nous a dit de venger nos injures ou de mourir. Nous avons tous parlé devant le feu du conseil ; il était chaud et gai à voir. Nous avons fait entendre le cri de guerre et déterré nos tomahawks. Nos couteaux étaient prêts, et le cœur du Faucon-Noir a bondi de joie dans son sein, lorsqu'il a rangé ses guerriers pour la bataille. Il est satisfait ; il ira con-
tent dans le monde des esprits ; il a fait son devoir. Son père viendra à lui et le louera. Adieu, ma nation! Le Faucon-Noir a essayé de vous sauver et de venger vos injures. Il a bu le sang de quelques Visages Pâles. On Ta fait prisonnier, et ses projets sont détruits. Il ne peut plus rien ; il est près de sa fin ; son soleil se couche, et il ne se lèvera plus pour lui. Adieu au Faucon-Noir I •
Histoire — L'iowa était compris dans Tachât de la Louisiane. En 1 832 , le titre des Indiens était éteint pour une partie du territoire, et la colonisation commença immédiatement. En 4 838, liowa fut séparé du Wisconsin, et organisé en territoire. Enfin, en 4 846 , il fut admis comme État dans l'Union.