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MOBILIER ET ACCESSOIRES

Ce groupe, qui n'a pas^ à rExposition, une trèsgrande importance, ni par le nombre des exposants, ni par le caractère des envois, renferme surtout deux sortes d'industries assez différentes.

Les unes touchent plus ou moins à Tart, comme la cristallerie, les ouvrages du tapissier, du décorateur, ou même lui appartiennent tout à fait, comme Torfévrerie et la céramique. Les autres sont seulement destinées à répondre aux besoins trèspratiques de la vie domestique, aux nécessités ordinaires : telles sont la quincaillerie, la fabrication des appareils de chauffage ; elles n'entrent guère dans le domaine de Tart que dans ce qui concerne réclairage, parce que, là, il faut quelque chose, sinon toujours, d'ornemental, à tout le moins d'acceptable.

Dans ces dernières, les Américains sont maîtres. Ils sont, incontestablement, les premiers quincaillers du monde. La mécanique domestique leur

LES ÉTATS-UNIS A L'EXPOSITION DE 1878 W réussit également bien, et ils s'y livrent du resie avec une pcédilection marquée. Il ne faut que voir la masse de lampes, d'appareils à gaz, de ven leurs, de poêles, de tuyaux, de fourneaux que ■ rencontre à chaque pas dans la section américt Il y en a partout, c'est un triomphe !

Il n'en est pas de même pour les travauxoù prend un rôle principal. L'orfèvrerie est pari Hèrement pauvre. A part la vaisselle de Tif et Cie, et les filigranes de M. Hartmao, le clair de l'afTaire se résume en deux ou I étalages de plumes en or, de porte-plumes crayons mécaniques : tout cela est joli, mais coi et d'ailleurs, pas plus dans ces petites œuvres dans les grandes, il n'y a d'élégance artistique ' table : l'idée manque absolument. Ce n'est la part du temps que de la très-belle et très-préci camalotte ; au lieu d'être en simili-zinc ortifine, quelque autre produit cher aux bazars de nos c taies, c'est en or ; au lieu de coûter treize sous, vaut trente francs : mais là est toute la différen

Quant aux meubles, nous avons vu le billard lender, dont l'aspect plaît assez à la vue ; l'exi tion de la o Dorman m'I'g C ii, qui a un succès avec son pavillon chinois abritant t espèce de bibelots en bambou ou en porcelaine plusieurs autres, qui ne sont pas sans intérêt. : le vrai triomphe des Américains, c'est le me articulé, mécanique, & formes multiples, — à

prises ! — dont le catalogue a placé les spécimens dans le groupe II : on les y a vus.

Toute question d^art à part, et quelle que soit Topinion que Ton ait sur leur valeur à ce point de vue, les meubles américains ont presque tous une grande supériorité sur les nôtres, c'est d'être en bois magnifiques, inusables et très-beaux d'aspect. Les Américaias mettent le prix à leurs meubles ; gens de bureau, ils aiment à être bien dans leurs bureaux : que l'on aille partout dans leur section, au département de Tinstruction publique, à la librairie, à a riron-Age » , à n'importe quel office garni de son vrai mobilier, apporté du pays, on y trouvera des merveilles de commodité et de mécanisme, et — c'est là que nous en voulions venir — toujours ces deux mêmes bois, l'un noir, Pautre gris-sombre, tous les deux d'un frais magnifique.

La curiosité est attirée, dans la section amériricaine, par une vitrine très-soignée renfermant trois objets d'art, appartenant à M"® Sunderlaijd, de San-Francisco. L'un est un porte-monnaie-portecartes en or pur et roche quartzeuse aurifère des mines de la Californie, du Nevada, de T Arizona et du Washington. L'autre est une boîte à poudre en forme de dôme grec, tout entière en quartz aurifère et or pur, dans laquelle est entré un poids do deux livres d'or natif et de deux livres de quartz aurifère. Le troisième objet est un coffret à bijoux, exécuté, comme les deux autres œuvres, sur les

dessins de M"' Sunderland, qui le considère comme

« le plus rare et le plus beau coffret A hiimw /lu

monde », et le trouve supérieur au a ce

damasquiné du seizième siècle, exécul

par les Azzuministi n'. Gomme k boite i

le porle-cartea, il est en or et quartz

n'est guère possible de mettre plus de

travail et d'ornemenlation dans uu espa

pouces. Le couvercle en or incrusté d'ui

de quartz aurifère ; les quatre pieds n

en or massif, la figure de femme qui se

les armes de la Californie, avec l'ours

d'elle ; la clef incrustée de quartz ; les p

de sphéroïdes de quartz taillés, polis

d'or, donnent l'idée d'un travail exl

Dans l'intérieur du couvercle est repr

chasse au bison : au premier plan, la

que traversent deux bisons en haut-reli

près par les chasseurs ; puis le reste d

le paysage fuient par derrière en bai

une perspective bien rendue.

11 y a là dix-neuf livres d'or pur et dt • rifère ; cela vaut 150,000 francs. C'est ■ spécimen minéralogique : tout vient di Californie, de Nevada, d'Idaho et d'Or du coffret lui-mGme est une colleciio genre : il est fait avec les espèces de bc sent au bord du Pacifique.

L'horlogerie américaine est représen

ques maisons remarquables ; mais la curiosité du public ne se porte guère que sur les énormes horloges situées à l'entrée de la section, qui ressemblent à une armoire, et dans l'intérieur vitré desquelles il semble toujours que Ton va entrer.

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