‹ Les États-Unis et la Havane; souvenirs d'un voyageurChapitre 15 sur 30 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Suite de Philadelphie.

Une chose bien remarquable dans les mœurs des Etats-Unis , c’est la liberté laissée aux filles de se choisir un mari selon leur fantaisie , l’usage ne permettant ni au père ni à la mère d’intervenir dans cette importante affaire. IL suffit que l’homme plaise à la demoiselle , et elle lui apportera sa dot, quelque considérable qu’elle soit. Il résulte de cette indépendance des jeunes personnes , et de leur désir immodéré d’un rang et de litres qui ne se trouvent que parmi les étrangers , qu’on a vu les demoiselles les plus riches et les plus aimables, appartenant aux premières familles de l’Union , s’attacher à des aventuriers sans nom , qui souvent même étaient déjà mariés dans leur patrie. Dépouillées de leur dot, et

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