‹ Les États-Unis et le CanadaChapitre 20 sur 32 · XJ. O · texte numérisé non relu

XJ. O

"Washington , qui recueillit les débris de cette colonne , écrivait : 8 Nous avons été honteusement battus par une poignée de Français qui ne songeaient qu'à inquiéter notre marche. Quelques instants avant l'action, nous croyions nos Ibrces presque égales à toutes celles du Canada, et cependant, contre toute probabiUté, nous avons été complètement défaits, et nous avons tout perdu. »

Au mois de mars 1750, M. de Lévy s'emparait, avec quelques centaines d'hommes, d'un magasin considérable désigné sous le nom de fort Bull, palissade et garni de meurtrières.

Au mois d'août de la même année, M. de Montcalm faisait capituler le fort Oswega, défendu par dix- huit pièces de canon, quinze mortiers et dix- huit cents soldats.

L'année suivante, Montcalm forçait encore à capituler la citadelle de \V. Henry avec ses deux mille quatre cents hommes de garnison, et rasait les murs du camp retranché de cette forteresse.

Le 8 juillet 1758, le général Abercromby attaquait avec une armée de seize mille hommes le fort de Carillon, où Montcalm s'était retranché avec une troupe qui ne s'élevait pas à plus dfe trois mille six cents combattants. Toutes les forces, tout l'orgueil d'Abercromby échouèrent devant quelques faibles remparts qui, dans le cours de l'action, furent plusieurs fois enflammés par son artillerie. Après une bataille de six heures, il se retira, laissant sur le terrain cent vingt- six officiers tués ou blessés et deux mille soldats.

Ces combats étonnants, ces succès incroyables ne faisaient cependant qu'affermir la résolution que le gouvernement anglais avait prise de nous enlever le Canada. Tôt ou tard nous devions succomber dans une lutte dont nous accroissions encore l'inégalité par nos victoires. La moindre perte que nous faisions laissait dans nos rangs un vide déplorable, tandis que les perles les plus nombreuses des Anglais étaient promptement réparées par de nouvelles recrues.

Sur la fin de 1758, le gouverneur écrivit au ministère que le projet des ennemis était d'assiéger Québec l'année suivante. En lui annonçant cette nouvelle, qui malheureusement n'était (jue trop vraie, il lui traçait un triste tableau de notre situation.

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