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CHAPITRE VINGT-QUATRIÈME

aux âges futu:s. Que nul à l'avenir ne soit idole. Que l'histoire du gouvernement fédéral fasse comprendre À l’humanité que le masque du patriotisme peut être porté afin de cacher les desseins les plus dangereux pour la liberté du peu: ple». L'esprit de parti ne pouvait pas être poussé plus loin, Les avanies, dont le Père de la patrie fut accablé, sont bien faites pour rendre ceux qui s'occupent de Ja chose publique indifférents aux outrages et aux insultes. Ne doivent-ils pas s'attendre à les recevoir à tous les tournants du chemin, lorsque l'on sait qu'elles n'ont pas épargné un homme de la valeur et de l'honnêteté de Washington ?

En prenant congé de ses concitoyens, il leur adressa une lettre qui figure parmi les plus belles pages de l'histoire des États-Unis. Elle est empreinte de cet esprit élevé qui a imprimé sa marque sur toute sa carrière, et de sentiments religieux, honneur de toute sa vie. Il met ses concitoyens en garde contre l'esprit de faction qui commençait à poindre, et il les conjure d'éviter de se mêler à la politique des nations étrangères. Le Congrès — moins douze voix parmi lesquelles se trouvait celle d’Andrew Jackson, un futur président — lui vota des adresses de remerciments et couvrit sa retraite de fleurs. Washington ne survécut que quelques années à ses adieux à la vie publique. 11 mourut le dernier mois de la dernière année du dix-huitième siècle, -dont il fut une des gloires les plus pures, et, à tout prendre, l'homme le plus illustre, sinon par les talents, du moins par les vertus privées et publiques. Le Congrès en apprenant sa mort, le 14 décembre 1799, déclara : THAT FIRST IN WAR, FIRST IN PEACE, HE WAS FIRST IN THE HEARTS OF HIS COUNTRYMEN. C'étaient les paroles les plus éloquentes qu’il fût possible d’inscrire sur sa tombe !

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