JOHN ADAMS
John Adams remplace Washington. — Rupture des relations diplomatiques avec la France, — La guerre est sur le point d'éclater à la suite des provocations de Talleyrand. — Adams mt fin aux complications. — Sa conduite arbitraire à l'égard de la presse.
OUS la main ferme de Washington les animosités
des fédéralistes et des républicains s'étaient apai-
sées pour reparaître vec violence après sa retraite.
L'élection présidentielle les trouva rangés en bataille, les uns sous la conduite de John Adams et les autres à la suite de Thomas Jefferson. Ce fut le premier qui l’emporta, ayant obtenu plus de voix que son concurrent qui devint vice-président et resta son adversaire. Ce double choix étrange était le résultat du mode de suffrage de l’époque, lequel décrétait que le candidat qui obtiendrait le plus grand nombre de votes après le magistrat suprême, occuperait la seconde place.
Les états de service de John Adams le cédaient guère à ceux de Washington, auquel il avait été attaché durant les huit années précédentes en qualité de vice-président. Il s'était distingué au début de la Révolution ; l'agitation provoquée par la loi du timbre (1764) le Poussa au premier ‘ang et il prit la direction du mouvement populaire au Massachusetts. Sa participation aux travaux des Congrès de 1774 et 1775 avait été remarquée et son nom figurait au bas de la déclaration de l'indépendance. Après la paix, il fut chargé de renouer les relations diplomatiques entre les États-Unis et la Grande- Bretagne. Comme tous les fédéralistes, il tenait plus aux institutions anglaises qu’à celles de tout autre pays et elles