JAMES KNOX POLK
Les États-Unis déclarent la guerre au Mexique, — Ce dernier ne peut résister aux forces américaines. — Il est obligé de céder, par le traité de Guadeloupe- Hidalgo, le Nouveau-Mexique, le Nevada, la Californie et l'Arizona, — Les abolitionnistes attaquent l'esclavage au Congrès.
TL — Ait longtemps, un groupe considérable d'hommes
Fr É w politiques des États-Unis jetaient un regard d'envie LS À,
sur les fertiles régions qui s'étendent des frontières
de la Louisiane à l'océan Pacifique. Ce territoire aussi vaste que l’Europe ne cessait d’exciter les convoitises des États voisins qui en connaissaient les richesses incalculables. Déjà le Texas était possession américaine, et sa facile conquête avait excité la rapacité des vainqueurs, bien décidés à dépouiller d’une partie de ses terres ce Mexique que, vingt ans plus tôt, ils avaient accueilli avec enthousiasme, comme république-sœur, pour la présenter à l'assemblée des nations. Toutes les démonstrations faites à cette voisine, lors de la promulgation de la doctrine Monroe, cachaient mal les desseins dès lors formés de ne l’embrasser que pour mieux l’étouffer.
Il fallait un prétexte à l'agression américaine et la diplomatie sût le trouver. Elle prétendit que les frontières du Texas, placées par le Mexique à la rivière Nueces, s’étendaient jusqu’au Rio Grande. Remarquons que le gouvernement américain, lorsqu'il dût régler des affaires de ce genre avec la Grande Bretagne, soit du côté de l'Orégon, soit du côté du Nouveau-Brunswick, a toujours eu recours à un arbitrage international. Mais ici la Partie contestante, n'ayant pas à sa disposition une puissante marine comme l'Angleterre,
il n’était pas de mise de lui té
ordre fut immédiatement d
militairement le territoire
Il ne restait plus au Mexi Si ce pays n'avait ment pouvait-il te- Il s’est trouvé des
Mexicains cherchant
la querelle avec le loup.
La résistance du Mexique fut longue et désespérée. Chaque pouce de terrain dût être enlevé de haute lutte. Mais la victoire devait rester au nombre et le général Scott, qui avait pris le commandement en chef, finit, après deux années de combats, Par amener les ennemis à ses pieds. Ils ne se rendirent que le couteau du vainqueur sur la gorge.
Pendant que cet officier faisait la conquête du Mexique, dictant les conditions de la paix à Mexico, la sinistre comédie du Texas se répétait dans la Haute-Californie. Des aventuriers venant des États-Unis s’y étaient établis et lorsqu'ils se sentirent assez forts, ils formèrent le complot de l’anne- Xer à l’Union. La marche à suivre était toute indiquée ; l'exemple du Texas était récent et très encourageant pour des gens Sans scrupule. Quel moment pouvait être plus favorable pour faire éclater la conspiration que celui où le Mexique succombait sous les Coups de son puissant adversaire ? La république fut proclamée dans la région convoitée et le capitaine Frémont, qui se trouvait comme par un heurerx hasard à la frontière du territoire voisin, à la tête d’un nombreux corps d'explorateurs, se porta au secours des vctimes de la tyrannie mexicaine. Peu de temps après, la Californie passait sous le drapeau étoilé.
C'est dans ce beau pays où semble s'être réalisé le rêve d'un poète, tellement la douceur du climat, la richesse et la fertilité du sol Y ouvrent à l’homme des perspectives de bonheur, qu’avaient été établies les célèbres et admirables missions de San Gabriel, de Monterey et de San Diego. Leur fondation remontait à l'année 1679 et l’œuvre qu’elles pour-