CHAPITRE QUARANTE-DEUXIÈME
il a prononcé deux cents discours et Parcouru 14,000 milles en chemin. Ila semblé revenir découragé de son voyage, ayant rencontré trop souvent des groupes de républicains — les dissidents ou progressistes — qui lui refusent leur concours.
Bien qu’il soit un promoteur de l'idée de régler les conflits internationaux par l'arbitrage, il ne paraît avoir de confiance absolue dans ce moyen que si la force armée est là porr ap- Puyer la diplomatie. Passant la flotte américaine en evue, au mois de Novembre dernier (1911), il déclarait qu'avec ses 105 unités, elle constituait une marine imposante, mais qu'il fallait encore l’augmenter pour la rendre encore plus redoutable. Vérité incontestable, hélas ! une nation n'est respectée qu’en autant qu'elle inspire de la crainte.
Les trusts auront trouvé en M. Taft jusqu’à la fin de sa présidence un adversaire implacable. Dans son premier message au Congrès, à la session du mois de décembre 1911, il revient encore à la charge pour démontrer l'urgence de brider l’ambition des capitalistes. Évidemment, M. Taft, avec une grande perspicacité et un profond sentiment des nécessités de l'avenir, voit, dans la concentration des capitaux pour
des fins de gains illégitimes, une menace pour la société future.
a ne mr me