LE NEW-PLYMOUTH
Les Pèlerins, réfugiés en Hollande, se décident à fonder une colonie en Amérique. — Jacques Ief leur refuse une charte. — Ils n'en persistent pas moins dans leur dessein et s’embarquent pour le Nouveau Monde. — Leur arrivée au cap Cod. — Fondation de New-Plymouth. — Cette colonie ne dure que soixante ans.
F7 schisme de Henri VIII plongea l'Angleterre dans | NZ des troubles qui agitèrent ce pays durant bien des }
années.
er? Séparer l’église d'Angleterre de Rome, s’affranchir de la suprématie du Pape: à ce changement se bornait l'ambition de ce faux Défenseur de la Foi. Mais sous son règne et ceux de ses successeurs, il se présenta des rpôtres que cette simple scission était loin de satisfaire. C'était une réforme radicale qu'ils désiraient.
Appuyés sur l'Ancien Testament, l'interprétant au gré de leurs idées, ils révaient un culte sévère en plein contraste avec les cérémonies du catholicisme auxquelles l'Église anglicane ressemblait trop, à leur gré. Jacques Ier, élevé au milieu des rigides presbytériens d'Écosse, disait au sortir de l'office anglican : « Mais ce n’est que la messe moins bien chantée». Ces sectaires, qui prétendaient imiter la simplicité de l’Église primitive reçurent le nom de puritains.
Élisabeth entendait la réforme comme son père. La hiérarchie, avec les évêques et leurs subordonnés acceptant sa suprématie, lui semblait le plus solide appui de son trône. L'éclat et la pompe des cérémonies flattaient son goût pour le faste et la représentation, A son avis, ils faisaient un appel salutaire aux sentiments du peuple et l’attiraient au temple.
D'un autre côté, l'audace des novateurs l'exaspérait autant qu’elle lui inspirait de crainte,
mité importée de Genève, ce ri
trines de Calvin, n'avaient
ves ? Plus d’évêques, plus
fidèles, dont on appeilait le
Ancien Testament n résumé la forme
C'était le nivellement religieux. La reine n’av: uter que de là il ne fit son chemi ordre politique ? Voilà ce fit-elle persécutrice, pour des croyances. Afin d’é- Certain nombre. de dissidents nt le nom de Pilgrims. Mais
pour la Nouvelle-Angleterre,
e de Plymouth, une concession
€; mais, moins heureux auprès du roi Jacques Ier, ils ne purent obtenir de ce monarque une charte de gouvernement. Ce refus ne devait pas cependant arrêter l'exécution de leur projet, et l'été de 1620 vit leur départ à la recherche d’une nouvelle patrie. L'’ex- Pédition ayant à sa tête le gouverneur Carver, le pasteur Brewster et le capitaine Miles Standish comme chef militaire, offrait un singulier mélange d’émigrés.
Aux pèlerins étaient venus s’adjoindre, à la demande des bailleurs de fonds de l'entreprise, un certain nombre d’étrangers pris dans les diverses classes de la société. Au cours d’un long Voyage de quatre mois, il ne tarda pas à se manifester, dans ce milieu, des dissidences alarmantes. Il fallait prévenir la discorde avant de débarquer. Les plus humbles craignaient de voir les gens de position prendre sur la terre nouvelle l'ascendant qu'ils avaient eu en Angleterre,