CHAPITRE QUARANTE-TROISIÈME
derne — humiliante constatation — est moins avancé, à certains points de vue, que les Romains, Est-cé que ceuxci, après avoir envahi l'Europe, ne laissèrent pas aux peuples soumis à leur empire pleine liberté de croire, d'agir à leur guise et de se servir de leur langage ?
Au point de vue pratique, n’aurait-il pas été plus sage de permettre aux choses de suivre leur cours ? Laissés à ellesmêmes, les races qu'on veut assimiler à ia masse, n’auraientelles pas glissé insensiblement dans le mélange qui, depuis un siècle, englobe dans une masse uniforme les immigrés d'Europe ? Est-ce que la contrainte morale — nous ne disons pas compression — n’a pas éveillé, exalté le sentiment nationai our le rerdre plus vivace, plus persistant ? Nous inclinons fortemen: à le croire. Quoiqu'il en soit, la lutte engagée entre les pasteurs et leurs ouailles n’est pas prête de finir, car elle vit, activée par le feu des animosités nationales si difficiles à éteindre.