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CHAPITRE QUATRIÈME

acharnement pour la conservation de leur foi, et risqué leur vie pour elle, ils ont subi l'effet des mauvais traitements. Rien d’humain ne bat sous leur poitrine. A force de résistance, leur caractère est devenu farouche, et l'intolérance la plus intransigeante en est le fond. Victimes de la persécution religieuse, ils se feront eux-mêmes persécuteurs des sectes qui tenteront de s’introduire dans la plantation.

Au milieu des difficultés sans nombre, cc npagnes inévitables de toute fondation nouvelle, les puritai:; de New-Plymouth s'organisent en société sur les bases de leurs idées particulières. Cette colonie durera soixante ans, jusqu'au jour où elle sera absorbée Par sa puissante voisine du Massachusetts; mais durant son existence, jamais sa sévérité ne fléchira un instant.

L'élément religieux dominait parmi les pèlerins et nous le retrouverons au sommet du Sgouvernement. Pour assurer la prédominence de l’Église sur l’État, il fut décrété que nul ne serait freeman, c'est-à-dire citoyen habile à participer au 8ouvernement de la colonie à un titre quelconque, s’il n'avait été au préalable accepté comme membre de l'Église. C'était en définitive le ministre de la congrégation qui conférait le droit de citoyenneté, et ce droit se distribuait avec une telle parcimonie, qu’il excluait de toute participation aux affaires publiques les deux tiers des colons de New-Plymouth (1).

Que devient, au regard de cet exclusivisme, le fameux pacte signé sur le pont du Mayflower ? Cette création d’une caste privilégiée porte bien plutôt une empreinte oligarchique qu'un cachet populaire.

Ces freemen, première assise d’une théocratie étroite, constituaient une Assemblée ou Cour générale dans laquelle reposait l'autorité suprême.

Cette Cour élisait annuellement le gouverneur et ses assistants, espèce de magistrats investis des pouvoirs législatif, judiciaire et exécutif. A l'origine, tout le peuple compose l'assemblée ; il édicte les lois en commun, comme autrefois le peuple — la démocratie — à Athènes.

Il devint bientôt difficile de réunir les freemen à cause de

(1) Les puritains appellent la réunion des fidèles : la congrégation, et leur temple, meeting house.

Ce Souvernement, bien adapté aux besoins de la colonie, Passa des lois dont quelques-unes sont remarquables par leur sagesse, et d'autres e

plus habile » bien que pourvu de

Les oisifs

sous peine

la plantation, les

ment par le jury en matière cricrimes entraînaient la peine capi-

u nombre, et l’on verra plus loin rdinaire les Procès pour sorcellerie e-Angleterre à cette époque. Sur loi restait muette ou très Lorsque

gères à la congrégat La plantation de New-Plymouth ne fut père; elle n'avait rien les émigrés, vons dit plus haut, le tion (1692), durant le rè

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