‹ Les États-Unis [microforme]Chapitre 21 sur 195 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

me important, fit cause commune avec les nouveaux venus et devint gouverneur de Salem, ville établie par ses soins.

N'était-ce pas là un début imposant et bien différent de ces chétifs envois de colons, qui venaient descendre sur les bords du Saint-Laurent ? On estime que, de 1630 à 1640, il n'arriva pas moins de 10,000 émigrés au Massachusetts, Ainsi menée à son origine, l’entreprise devait entrer dans une voie de succès que le monde a regardé comme prodigieux, mais qui s'explique assez, lorsque l'on regarde défiler ces fortes migrations. Dans celles-ci se trouvaient des hommes éminents par leurs lumières, l'énergie et l'intelligence. Au premier rang apparaît John Winthrop. En quittant l'Angleterre, il avait fait une profession publique de profond attachement à l'Église anglicane, profession qu'il se hâta d'oublier au débarquement pour devenir puritain séparatiste. C'était un homme instruit, bien au-dessus de ses Compagnons d'exil qu'il méprisait, comme il le leur fit sentir. Il fut souvent réélu gouverneur et mourut en 1649. Son fils devint le Premier magistrat du Connecticut.

Winthrop nous a laissé un Journal très précieux à consulter pour l’histoire de la colonie. À ses côtés se faisait remarquer John Cotton, qui Passait pour être son inspira teur. Ministre de la congrégation, plus dévoué à son Église qu'à son pays en haine de l’anglicanisme il jettera les bases d’une théocratie qui sera durant cinquante ans l’autorité suprême de la plantation. Cotton et Winthrop appartenaient à cette ratégorie d'hommes qui impriment la marque de leur esprit à une époque et donnent au milieu où ils vivent une des ces impulsions qui se font longtemps sentir (1).

Le gouverneur se mit à l’œuvre aussitôt après avoir installé ses compagnons de voyage, et son activité prévoyante témoigne d’une grande entente des besoins de la plantation. Les établissements, dont il a été question plus haut, avaient été placés à la portée les uns des autres, afin qu'il leur fût possible, en cas d'attaques des Sauvages, dont on avait lieu de se défier malgré l'alliance conclue avec eux, de se prêter mu-

Gi) « The aim of J. Winthrop and his friends, in coming to Massachusetts, was the construction of a theocratic State which should be to Christians, under the New Testament dispensation, all that the theocracy of Moses and Joshua was in Old

Testament d1 (The beginning of New England, or the Puritan theocracy and religiou vrties by John Fiske, Boston, 1890.

tuellement mainforte. Ces mesures de sûreté ayant été pril'administration de la colonie et c’est autant que l’habilit 1 s'agissait de

représen- » il importait autant

ement en un peup

ins de nos jours. Le 8ouvernement ce sur les bases indiquées plus haut, irs plus étendus que ceux que la charte

comportait.

rents groupes délé pelés select men.

Au-dessous de ce BOuvernement central et après sa création, fut instituée la town, l'unité politique élémentaire des Etats-Unis, autrement dit, la municipalité, créée aux premiers jours de leur existence coloniale.

Le pouvoi

des hérésies.

de la secte, co

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