‹ Les États-Unis [microforme]Chapitre 67 sur 195 · UNE COMPARAISON · texte numérisé non relu

UNE COMPARAISON

Suite de la comparaison entre la Nouvelle-France et les colonies anglo-saxonnes sous l’ancien régime. — Coup d'œil sur l’état de la Nouvelle-Angieterre au point de vue de son gouvernement, — De l'influence de l'Église. — Contraste entre la société canadienne du temps et celle des colonies anglaises. — Gouvernement de la Nouvelle-France.

Fe AE trait le plus étonnant dans la Nouvelle-Angleterre | à cette époque, c’est sa merveilleuse organisation

EN politique. Sans instructions du souverain, sans l’aide 2) d'hommes d’État de la mère patrie, les puritains créent de toutes pièces un type de gouvernement parfaitement approprié aux besoins de la colonie, sans qu'il soit une copie servile du système anglais auquel il ne ressemble que dans les grandes lignes. Dès l'origine ils façonnent, avec deux chambres et un gouverneur, le modèle que les constituants de 1777 trouveront digne de servir de cadre aux institutions d'un grand peuple.

Cet espri* d'indépendance n'avait pas manqué de frapper leurs contemp<rains, étonnés de les voir prendre des allures de nations souveraines. Un écrivain anonyme du temps, rendant compte de la prise de Louisbourg, nous fait part de l'étonnement que lui cause la conduite des puritains dans cette circonstance.

«C'était moins une entreprise formée par la Nation ou par le Roi, dit-il, que par les seuls habitants de la nouvelle Angleterre. Ces peuples singuliers ont des Lois et une Police qui leur sont particulières, et leur Gouverneur tranche du Souverain. Cela est si vrai que, quoiqu'il y eût guerre déclarée entre les deux Couronnes, il nous ia déclara lui, de son chef

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