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J-ES GOUVERNEMENTS

ques qu'ils l'avaient été de leur liberté religieuse '{ Il était évident (|ue toute contrainte leur serait à charge et que tout contrôle arl)itraire (ju'on voudrait leur imposer, les jetterait dans la révolution.

Bien (|ue la confédération eût pratiquement cessé d'exister en 1667, elle avait créé un lien moral (pii servit, à maintes reprises, pour unir lil) rement ces colonies dans une action commune, se terminant avec les causes qui l'avaient provocpiée.

(^HAPITKE XVi.

Quatre guerres entre le Canada et les colonies anglaises: lo Guerre de la ligue (VAngsboury et traité de Ryswick. — 2o Guerre de la. SI (('cession (VEspagiic et traité d'Utrecht qui vaut à l'i^ngleterre l'Acadie, la Baie d'Hudson et Terre-Neuve. — Ho Guerre de la succession (V Autriche et paix d'Aix-la-(^hapelle, qui n'est qu'une trêve. — 4o Gif erre de Sept- Ans. Traité de Paris, le Canada cédé à l'Angleterre. Franklin et le Canada, il s'oppose à ce qu'il soit remis à la France, car autrement la Nouvelle-Angleterre serait encore exposée aux attaques des Français.

La FraïK'e et l'^ViigleteiTe, voisines en inanvciise intelligence })i'(\s(|ne ])erpétn(^î]e, anraient dû planter leurs colonies américaines aussi loin (|ue possible les unes des autres. Il n'en fut lien et le nialheui' voulut (qu'elles ne fussent séparées que par une ligne imaginaire. Cette contigilité de la TsU^uvelle- France et de la Nouvelle- Angleterre leur imposait les inimitiés séculaires de leurs métropoles, et grevait leur avenir de la triste ol^ligation de s'entre-dévorer ]()is(ju'une cause quelconque mettrait (xaulois et Saxons aux ])rises. Frontenac, avec son génie pénétrant, semble avoir eu rintuiticm du triste sort réservé au Canada et compris qu'il fallait parer aux éventualités de la guerre continuelle. Un seul moyen s'otfrait, violent mais urgent : la conquête des établissements anglais. Cette solution ])arut aussi la

seule acceptable à plusieurs de ses successeurs, notainnient à M. de la Galissonnière. Mais toujours la politique continentale du cabinet de Versailles lui fit sacrifier à la nécessité de maintenir la suprématie de la France en Europe, plus d'hommes (|u'il n'en aurait fallu pour asseoir d'une façon inex|)ugna])le l'empire français en Amérique.

Il était évident que, quel(|ue grandes qu'elles fussent, les immenses solitudes de l'Amérique du Nord ne pouvaient pas fournil* assez d'esjjace pour empêcher le choc de ces rivales de naissance. La disparution de l'une ou de l'autre s'imposait comme une nécessité politique. Cette vérité frappa aussi la Nouvelle-Angleterre, ([ui ne cessa, après la premièi'e guerre intercoloniale, de réclamer la desti'uction de la puissance française au Canada.

jjGiTE D'AiiiSHonu; ; j^ukmièke (U'erre intercoloniale,

(v'est la ligue d'Augsbourg, formée par la Hollande, l'Angleterre, l'Allemagne, la Savoie et l'Espagne, dans le but d'abattre la puissance de Louis XIV, qui ouvre les hostilités. Ia' feu allumé en Europe se propage en Amérique, et nous voyons, |)()ur la première fois, les colonies anglaises aux prises avec la Nouvelle -France. Frontenac gouverne alors à Qué])ec : sa vaste intelligence, aidée d'une force de caractère incomparable, lui a bientôt fait voir la ligne de conduite à suivre.

n ne peut entreprendre avec ses faibles ressources la con(|uête des étal)lissements anglais, mais il vise à trans- })orter la guerre chez eux autant que possible. Durant riiivei' de 1H9(), il lance trois expéditions contre l(\s

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