CONSTITUTION DES ÉTATS
somme, dans la séparation finale de la métropole et de ses colonies, qu'un déplacement d'autorité qui, du roi, avait été transférée au peuple des différents gouvernements.
Il était resté du pacte de 1789, un équivoque qui devait soulever bien des tempêtes dans l'avenir. La concentration des forces que l'on venait d'opérer créaitelle un lien indissoluble, ou bien, faculté était-elle laissée aux parties contractantes de reprendre, un jour ou l'autre, les droits cédés au pouvoir central ? Pour bien des Américains, l'idée de patrie se circonscrivait dans les limites de chacune des anciennes colonies. A leur yeux, surtout durant les premières années du nouveau régime, il n'était dû au gouvernement central qu'une mince somme d'allégeance. Telles furent les idées qui eurent cours presque partout à l'origine, et qui allèrent en s'affaiblissant vers les temps actuels, sauf dans les Etats à esclaves. La guerre de la sécession a porté un coup fatal aux state rights et personne aujourd'hui, même au Sud, n'invoque le droit d'un Etat à se séparer de l'Union.
Il ne faudrait pas conclure, de ce que la doctrine des droits des Etats à reprendre leur souveraineté est chose du passé, que c'est aujourd'hui le régime de la centralisation des pouvoirs qui prévaut dans la grande république. Non, l'action des Etats s'exerce encore dans une vaste sphère embrassant l'ensemble des libertés communales, les cent privilèges que les sociétés modernes regardent comme nécessaires à leurs besoins journaliers.
Il leur appartient de faire des lois sur le mariage, le divorce, la faillite, de créer des cours de justice, de