‹ Les États-Unis, puissance mondialeChapitre 13 sur 63 · LA DOCTRINE DE MONROE · texte numérisé non relu

LA DOCTRINE DE MONROE

John Hay, — un des meilleurs secrétaires d'État aux affaires étrangères que les États-Unis aient jamais^ eus — disait un jour que la doctrine de Monroe et la plden rule ^ formaient Fessentiel de sa politique ; et il ajontait : « Les principes qui nous ont guidé sont d'une simplicité limpide ». Si difiérents de nature que soient ces deux principes, ils ne se contredisaient pas dans l'esprit de John Hay. Mais tandis que la golden rule est un précepte que tous les peuples s'entendent a observer, et aussi à ne pas observer, la doctrine de Monroe est proprement américaine. Son origine, son vrai sens et sa justification ont prêté à de longues controverses, chez nous et à l'étranger. L'histoire en est bien connue : nous n'en rappellerons que les traits les plas saillants.

La doctrine de Monroe fut énoncée le 2 décembre 1823. Elle était; fondée sur cette idée, alors générale aux États-Unis, qu'il y avait une séparation naturelle

I. La « règle d'or », c'est le précepte : « Faites à autrui ce que voas voudriez qu'on vous fît } ne faites pas à autrui ce (pie vous no ▼oudriei pas qu'on vous fît. » (Note du Tr.)

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