X.B8 iXATS-imiS BT LE GAlfABA. 3oi
qui la traverse, sur sa longueur de 6000 kilomètrea, en âdt une contrainte plus difficile k respecter. Si nous imaginons que dans quelques années la navigation a^ rienne devienne assez perfectionnée pour permettre aux gens d^aller sans peine en n^mporte quelle direction^ la tâche de maintenir une pareille ligne douanière, deviendra ^ peu près impossible. Même sans ce moyen de locomotion^ à mesure que des villes américaines et canadiennes pousseront presque côte k côte, la tAche de les tenir séparées sera plus compliquée encore. Les unions politiques et commerciales ne sont pas nécea^ sairement précédées par une ère de bienveillance réd* proquQ. Au contraire deux nations, comme deux compagnies rivales, peuvent se quereller et se faire du mal Tune à Tautre^ jusqu'à ce qu'elles constatent que la meilleure chose à faire est d'eflEeicer leurs différends en se fondant Tune dans Tautre. Si nous limitons nos observations à la condition politique actuelle, nous ne voyons point de raiscm qui puisse faire désirer aux États-Unis et au Canada d'être absorbés dans un plus vaste ensemble ; mais, si nous faisons entrer en ligne de compte les grandes forces permanentes de la géogra-* phie et de la nationalité, nous serions tentés de répéter ces paroles de la liturgie anglaise du mariage : <c Que l'homme ne sépare pas ceux que Dieu a unis. »