‹ Les États-Unis, puissance mondialeChapitre 47 sur 63 · LE ÇA» AL DE PANAMA · texte numérisé non relu

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m nom de la doctrine de Monroe, et prenaient pour [hèse que cette grande voie internationale ne devait ^tre sous le contrôle particulier d^aucun pays. Leur attitude, toute défensive, était celle de la nation la plus faible. L'intérêt de rAmériqu& en un canal des deux océans était évident, et son évolution tendait à rendre cet intérêt de plus en plus grand. Ses relations commerciales avec le Pacifique avaient commencé tout de suite après rétablissement de son indépendance et étaient vite devenues prospères. En i8o3, après l'expédition de Lewis et Clark, elle prétendit pour la première fois à des territoires sur les rivages de cet océan. Sa protestation énergique contre la marche des Russes montre qu'elle avait l'œil ouvert sur cette partie du monde. En i846 le traité dé l'Orégon définit les limites septentrionales de son territoire Pacifique, et l'acquisition de la Californie l'étendit au sud ; mais on ne pouvait atteindre ces possessions de la République <{ue par un voyage de terre qui durait des semaines, et qui abondait en fatigues et en épreuves de toute sorte. Oa sentait vivement le besoin d'une route plus rapide et plus facile, ce qui faisait désirer sans cesse aux Améri- <îwitt l'ouverture d'un canal. La découverte de l'or en Californie, et l'élan qui en résulta vers ce côté de toutes les parties du monde, mirent plus que jamais la question des transports au premier plan. On installa des services de bateaux entre les principaux ports des États- Unis et les deux côtés de l'isthme.

Les Etats-Unis avaient donc toutes les raisons possi- I *>!«» de s'alarmer à chaque mouvement de la Grande-

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Bretagne. L'histoire de ces mouyements et des contre-mouvements qu^ils provoquèrent est longue et embrouillée ; on espéra la voir enfin terminée quand le traité Glayton-Bulwer eut proclamé qu'aucune des deux nations ne contrôlerait le canal et ne se bâtirait des fortifications sur ses rives : il devait rester ouvert également à tous. Les Américains se sont bien repentis plus tard d'avoir signé ce contrat, mais il ne fyut pas qu'ils oublient que ce fut en somme un succès pour eux : ce traité leur faisait atteindre leur but principal, qui était alors tout défensif. Ds reconnaissaient aux Anglais la possession du Honduras britannique, contre laquelle ils avaient jusqu'alors protesté, et en revanche ils obtenaient une garantie suffisante que l'Angleterre ne construirait et ne dominerait pas le fiitur canal. Les États-Unis prenaient il est vrai le même engagement, mais i cette époque leur situation ne leur permettait pas d'espérer acquérir un tel contrôle.

n y eut bien quelques malentendus sur le sens exact du traité et des discussions au sujet des prétendus droits de l'Angleterre sur la « Côte des Moustiques x> au Nicaragua, auxquels elle ne renonça qu'en 1860 ; mais l'accord Glayton-Bulwer réussit à assoupir un instant k querelle. La campagne en faveur du percement inmiédiat d'un canal cessa pour quelque temps. On en sentait moins le besoin depuis que la construction du chemin de fer de Panama avait amélioré les moyens de communication, et lorsque en 1869 la ligne ferrée de l'Union- Padfic fut achevée, la Californie fut rapprochée, et n'eut plus de velléités de séparation. Puis l'attention

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des États-Unis se trouva trop absorbée par la guerre de Sécession et par ses conséquences, pour qu'ils reprissent eux-mêmes la question du canal. Quant à l'Angleterre, après l'ouverture du canal de Suez (1869), elle ne se préoccupa plus autant d'un autre passage inter-océanique.

L'organisation de la Compagnie française de Panama par M. Ferdinand de Lesseps, que son succès en Egypte avait encouragé, fit revivre la question. Mais les sentiments de l'Amérique avaient évolué. On s'était dit de plus en plus que le fiitur canal de l'isthme devrait être américain. Le président Grant avait été partisan de cette théorie; sous son gouvernement on avait entrepris divers levés de plans officiels dans l'isthme, et entamé des négociations avec la Colombie. Le projet de Lesseps sur Panama fut donc vu d'un mauvais œil en Amérique. Dans son message du 8 mars 1S80, le président Hayes déclara : a La politique de ce pays veut un canal sous le contrôle américain. Les États-Unis ne sauraient consentir à abandonner leur contrôle à des puissances européennes... Si des traités antérieurs entre les États- Unis et d'autres nations, ou si le droit de souveraineté ou de propriété d'autres nations, vont à l'encontre de cette politique, — éventualité qui n'est pas appréhendée, — il Caudra prendre les mesures nécessaires, par voie de négociations équitables et libérales en vue de favoriser et d'établir la politique américaine, sur ce sujet, d'accord avec les droits des nations qui doivent en être affectées... Un canal interocéanique au. travers de l'isthme américain modifiera d'une manière essentielle

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les relations géographiques entre les côtes atlantiques et pacifiques des États-Unis et entre les États-Unis et le reste du monde. Ce sera la grande voie d^océan entre nos rivages de TAtlantique et du Pacifique, et une portion virtuelle de la ligne des côtes des État^-Unis. »

M. de Lesseps fit face à la situation avec beaucoup de tact. Il ne cessa pas d^nsister sur la nature toute privée de sa compagnie ; il constitua, un comité amézâcain spécial pour influencer Tesprit. public en Amérique et gagner à son plan un appui aux États-Unis. En réalité, ce qui empêcha l'opposition aux. États-Unis de ae manifester sous une forme active, ce fut que dès le début on douta généralement du succès de son entreprise.

La déclaration du président Hayes avait annoncé clairement les nouveaux principes de la politique américaine à regard du canal ; mais quand il avait dit. que rembarras résultant des droits des autres nations était « une éventualité qui n^est pas appréhendée », latdéclaration était au moins optimiste. Par le traité Glayton- Bulwer, les États-Unis avaient expressément renonoé â tout droit de « contrôle américain » sur tout canal interocéanique projeté. En 1881 le secrétaire d'État Blaine prit en main l'aflhire, et entama des c négociations libè- , raies » pour surmonter cet obstacle. -Piir malheur ses arguments ingénieux furent assez aisément réCuUés par lord Granville, et quand le secrétaire d'État Frdinghuysen, successeur de Blaipe, poursuivit la discussion, il n'eut pas plus de succès. Lestermes du traité étaient assez clairs. Aucu^edate n'était £xée pour son expintion, et le gouvernement anglais ne montrait aucun dé-

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sir de le rejeter ou de le modifier. En conséquence, les Américains s^aperçurent que non seulement ils avaient eu le dessous dans le débat, mais qu'il les laissait dans une très fâcheuse situation, dont ils ne pouvaient sortir sans dénoncer le traité. Ce dernier parti fut préconisé par quelques personnes irresponsables dans le Congrès et en dehors ; mais on sentît que la nation trahirait par là<sa parole et commettrait un acte des plus graves.

Il s'ensuivit une accalmie de quelques années. Les difficultés croissantes, puis l'échec final de la Compagnie de Panama refroidirent un peu l'enthousiasmé des perceurs de canal. Cet échec remit d'autre part en faveur le tracé par le Nicaragua, qui fiit présenté à l'opinion publique et fit appel au patriotisme comme étant une entreprise purement américaine.

A la suite de la guerre hispano-américaine, l'Espagne perdit ses derniers lambeaux de territoire dans le nouveau monde, tandis que les États-Unis, par l'acquisition de Porto-Rico et d'une station navale & Cuba, se trouvaient dans une position beaucoup plus forte sur le golfe du Mexique et sur la mer des Caraïbes, ainsi qu'en vue du futur canal. Une preuve que les Américains n'étaient pas d'humeur i se contenter de ces gains, c'est qu'ils essayèrent, mais en vain, d'acheter les Antilles danoises, qu'ils avaient refusées quelque trente ans auparavant. Leur situation aussi bien que leur état d'esprit les poussait maintenant à reprendre la quesfion du canal avec une éiiergie qu'ils n'avaient cncofe jamais montrée. S'ils avaient été avec l'Angleterre dans les teiéthes termes hostiles qu'autrefois, on aurait fort

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risqué d Voir des oomplicatioiis sur-le-champ ; mais la sympathie montrée par TAngleterre pour les Étato-Ums pendant la guerre de Cuba avait produit une révolution dans les sentiments américains. Jamais une telle cordialité n'avait régné entre les deux nations. Gela durerait-il? Par bonheur le gouvernement britannique saisit parfaitement la situation. Il se rendit compte que Tamitié des États-Unis ne pourrait se maintenir longtemps si TAngleterre s'en tenait trop absolument au traité Clayton- Bulwer, refusait d'y apporter aucune modification, et contrecarrait un plan que les Américains avaient pris i cœur de réaliser. De bons sentiments ne pouvaient être établis d'une façon permanente entre les deux pays qu'en mettant fin à leur rivalité dans les eaux des Antilles ; d'ailleurs cette rivalité était d'autant plus difficile à maintenir que la puissance de l'Angleterre avait dédiné, dans cette partie du inonde, tandis que celle des États-Unis s'était accrue dans des proportions énormes. Les hommes d'État anglais décidèrent que le temps était venu pour leur pays d'adopter une politique nouvelle dans ses rapports avec cette région du globe, et que les avantages qu'il en retirerait compenseraient amplement tous les sacrifices qu'il pourrait avoir & faire. Dans les quelques années qui suivirent, les événements d'Afrique et d'Extrèoie Orient devaient venir prouver la sagesse de leurs calculs.

Une fois fixé sur la conduite qu'il voulait désormais suivre, le gouvernement de Londres ne se laissa pas influencer par les lamentations de quelques patriotes, m par les sarcasmes des étrangers, sur la faiblesse de

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rA.ngleterre. Non seulement il consentit à des négociations en vue de reviser le traité Clay ton*Bulwer, mais encore, lorsque le nouvel accord, — premier traité Hay- Pauncefote, — déplut au Sénat des États-Unis, il en accepta un autre qui satisfaisait toutes les demandes des Américains. Les garnisons anglaises des Antilles furent réduites et les vaisseaux anglais retirés des eaux avoisinantes ; bref, T Angleterre reconnut en fait Thégémonie des États-Unis dans cette région si longtemps disputée.

Dès lors, n*ayant plus devant eux le plus important des anciens obstacles, les Américains purent vigoureusement aller de l'avant dans leurs projets de canal. La première cbose i faire était de se décider une fois pour toutes sur le meilleur tracé à suivre. La majorité tenait eacore pour le Nicaragua, car Tidée que cette entreprise serait tout américaine flattait les imaginations ; mais des ingénieurs experts s'étaient convaincus d'autre part que la voie de Panama serait la meilleure. Le gouvernement de Washington se rangea à leur opinion, et, tout en gardant le projet de Nicaragua comme une menace pour amener la Compagnie française à transiger, il fit une offre de rachat qui ne brillait pas par la générosité. Dans cette contrainte, l'ancienne compagnie de Panama accepta le marché, et un traité fbt conclu avec un représentant de la République de Colombie pour déterminer les conditions d'existence du futur canal.

Cet arrangement ayant été rejeté par le Sénat colombien, il en résulta la révolution de Panama et l'établissement d'une nouvelle république, qui se hâta d'accepter un second contrat, le traité Hay-Bunau-Varilla. En

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échange d^une indemnité de 5ooooooo de francs, d'abord offerte à la Colombie, et d'une certaine contribution annuelle, les État9-Unis acquéraient en Mi une souveraineté complète aux d^ix extrémités du canal, et une bande de territoire large de 5 milles (8 kilomètres) de chaque côté. On a souveênt discuté la moralité de cette affaire. Le gouvernement de Washington n*a pas participé aux plans concertés à New- York et ailleurs pour renverser la domination colombienne, mais il a pu en soupçonner l'existence, et il est certain qu'il n'a rien fait pour les empêcher d'aboutir. En interdisant le débarquement de troupes colombiennes, il avait donné au vieux droit des États-Unis à maintenir l'ordre le long du chemin de fer de Panama un sens singulièrement étendu, et peu justifié à l'égard d'une nation amie; l'empressement des autorités de Washington à reconnaître l'indépendance de la nouvelle république et h conclure avec elle un traité parut k bien des gens tout à fait indécent. La vérité, c'est que les Américains ne trouvaient pas qu'ils avaient affaire à une nation amie. Le rejet du traité Hay-^Herran par le Sénat de Colombie leur apparaissait comme une espèce de chantage (a « hold-up »), un plan égdfste qui tendait à gêner un ouvrage dont l'humanité tout eùtière devait profiter, simplement en vue d'obtenir des conditions plus avantageuses. Ilfautse ntppderqne, dans l'état des relations entre le président et le Sénat de la Colombie, on ne pouvait croire que k gouvernement de Bogota eût agi d'une façon honoraUe dans la négociation du traité, puis dans son rejet. U anm

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aussi que, dans la condition politique où se tMmvait Panama^ les États-Unis purent obtenir tout ce qu^iis voulaient presque sans faire un pas. Quand ils balayèrent l'opposition de la Colombie de cette xiianière, ils eurent à peu près autant de remords qu'une compagnie de cbemin de fer en aurait à disposer du domaine dW squatter indien qui gênerait sa ligne.

Pendant un certain temps, après qu'on eût signé le traité Hay^Bunau-Varilla et que les Américains eurent pris en main le canal de Panama, les choses n'allèrent pas aussi bien qu'on l'avait jadis espéré. Les Américains, avec leur assurance et leur optimisme habituels, ne s'étaient pas figuré l'importance des difficultés qu'ils dkâent rencontrer, et qui semblent aujourd'hui s'accroître à mesure qu'ils Avancent. Mais, si grandes qu'elles soient, elles ne sont que temporaires, et il semble & l'époque actuelle qu'on soit en train d'en triompher. Le canal sera percé tôt ou tard. La richesse des États-Unis est une garantie suffisante que l'entreprise sera poursuivie et menée à bonne fin, quoique les frais en puissent être énormes ; un ou deux ans de plus que pourront durer les travaux, et cent cinquante ou deux cents millions de francs de plus qu'ils pourront coûter, sont insignifiants en comparaison de l'importance du résultat. On peut constater maintenant qu'aucune compagnie particulière n'aurait pu y consacrer autant d'argent, car il lui faut payer des dividendes, tandis qu'un gouyomement peut se contenter de profits indirects. L'insuffisance de tous les plans d'abord proposés fait aujourd'hui sourire.

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Lorsque le canal de Panama aéra enfin acheté, les avantages qu'en tireront les États-Unis seront assurément conûdérables. Ceux qui s'attendent à le voir égaler en activité le canal de Suez pourront être déçus; mais il ne laissera pas de donner un grand essor au commerce américain. New- York aussi bien que les ports du golfe du Mexique se trouveront bien moins éloignés des cAtes occidentales de TAmérique du Sud ; ils pourront aussi communiquer avec 1* Australie et TExtrème-Orient dans des conditions plus avantageuses qu'aujourd'hui. Quels seront au juste ces avantages > Il est difiBcile de le dire ; la distance n'empêche pas Brème, par exemple, de rivaliser avec Marseille dans ces mêmes r^ons, mais c'est un facteur qui doit pourtant compter pour quelque chose. On voit encore mieux ce que la marine américaine y gagnera : le canal lui permettra de concentrer toutes ses forces en peu de temps sur l'un ou l'autre des deux océans, et, comme ligne neutre de communication fluviale, il serait d'un prix incalculable si l'on était en guerre des deux cdtés à la fois. Dés maintenant la suprématie des Américains est solidement établie dans le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes. Ils pourraient prendre ombrage de l'arrivée des Canadiens dans ces eaux, mais ils n'ont pas besoin d'en fiûre un cas sérieux. La Grande-Bretagne, si elle voulait redevenir une rivale des ÉtatchUnis dans cette partie du monde, n'en a plus le moyen. Quoique leur situation actuelle soit satisfiaisante, certains indices font croire que les États-Unis ne s'en contenteront pas. Guidés par l'impulsion de forces

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naturelles et de traditions héréditaires, plutôt que par un dessein délibéré, ils semblent devoir fortifier leur position dans ces mers. Il n^est pas vraisemblable que le sort des Antilles danoises soit encore définitivement fixé. Saint-Domingue, et peut-être Haïti, seront probablement soumis à la surveillance des Américains. Dans Fétat actuel des choses, le lien entre Cuba et les États-Unis parait destiné à se resserrer au lieu de se relâcher dans les quelques années qui vont suivre. Quand il s^agit des îles des Antilles, il faut toujours se rappeler la très forte tentation qu'est pour elles la perspective de voir s'ouvrir k leurs produits tropicaux le marché des Américains. La prospérité de Porto-Rico est une leçon; les avantages économiques d'un libreéchange avec les États-Unis sont les grandes raisons qui rendent populaire l'idée d'annexion parmi les propriétaires de Cuba. Quant à la Jamaïque, sa prospérité récente est due surtout à son exportation de fruits, que les États-Unis pourraient anéantir par un tarif. L'attraction exercée par le marché américain, le plus riche du monde, sur ces tles des Indes occidentales est si grande que la plupart d'entre elles, toutes peutêtre, à quelque nationalité qu'elles appartiennent, salueraient avec joie Fannexion si elle s'accompagnait d'un libre-échange complet. Tant que cet état de choses continuera, — et il n'y a aucune raison pour qu'il prenne fin avant longtemps, — la prépondérance des Etats-Unis dans ces eaux repose sur de fermes assises. Mais l'expansion politique, comme conséquence de l'attraction éconooaique, soulève fatalement une foule

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de questions difficiles. Étant donné les traditions américaines, il sera malaisé de traiter comme des ccdonies siqettes des r^ons du nouveau monde qui ont déjà posséder Tautonomie. Gomment concilier rannexion de nouveaux territoires, presque entièrement peuplés de nègres, avec la situation actuelle de cette race dans les États-Unis du Sud ? Les nom des tles méritent-ils plus le droit de vote que ceux qui ont grandi sous les institutions anglo-saxonnes P II faut aussi se rappeler que Cuba, Porto-Rico, Saint-Domingue et Panama appartiennent tous à ce que Ton appelle TAmérique espagnole, et que les rapports des États-Unis avec eux ne sauraient être traités indépendamment de la question générale de leurs relations avec les républiques latines de Thémisphère occidental.

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