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des États-Unis, et les aider à sortir d^une situation embarrassante ; mais se serait une autre afiaire que d^essuyer par exemple un afiront de TEcuador. Peut-on croire que le Japon s*y soumettrait à une loi d'exdusion dirigée contre lui ^ G^est assez difficile à imaginer.
On pourra se trouver un jour en présence d^une situation pareille, et les États-Unis auront à s'en préoccuper sérieusement : il est certain en efiet que, si les Japonais menaçaient d'employer la force contre Tune des républiques latino-américaines, celle-ci ne manquerait pas de draiander secours à la république anglo-saxonne, quels que fussent par ailleurs ses sentiments à son égard, au nom de la doctrine de Monroe. Les Américains pourraient alors se trouver dans une situation presque impossible. Ils ne voudraient pas protéger une nation quelconque d'un châtiment mérité ; ils pourraient donc rester indifférents, si la punition n'allait pas trop loin : mais le cas ne sarait peut-être pas aussi simple. Si, comme il est fort possible, les Japonais venaient & se multiplier au Pérou au point que la population indigène, craignant de perdre la direction de ses destinées, dût interdire l'entrée des Asiatiques, et se tournât vers les États-Unis pour se faire aider, qu'airiverait-il? Paudrait-il que les États-Unis acceptent tous les maux et toutes les responsabilités d'une guerre formidable, simplement pour permettre aux gens du Pérou, dont un septième à peine est de race blanche, de fermer leurs portes aux émigrants les plus capables de dévdofqpcnr leur paysP L'idée semble absurde; mais que faire P
II serait difficile de rester désintéressé et d'abandonner
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c^te rq>ubUque à son sort; ce serait dangereux, et tout k fait en désaccord avec la pratique actuelle de la doc*trinede Monroe.
Heureusement, le péril d^une immigration asiatique trop forte dans rAmérique latine n'est pas immédiat ; il se peut même qu'en fin de compte le mouvement n'ait pas lieu, «— rien n'est moins sûr que les prophéties eu pareille matière. Si seulement on arrive à régler d'une façon satisfaisante le problème de l'immigration des Japo« , nais àWi États-Unis mêmes, les Américains ne se préoc^ cuperont pas pour le moment de l'avenir plus lointain du nouveau ocœtinent. Mais, en Extrême-Orient, il existe une situation qui dès maintenant réclame leur attention.
Tout d'abOTd, il est malheureusement vrai que dans l'eimpire du Mikado, outre la rancune provoquée par l'attitude des Américains à l'égard de l'immigration japonaise, il existe certains autres griefs dont on ne se rend guère compte aux États-Unis, mais qui ne sont pas oubliés du parti nationaliste nippon. Il nourrit, d'autre part des ambitions qui s'accordent mal avec les intérêts américains. Bien entendu, on aurait tort pour l'instant de prendre ces grandes visées trop au sérieux, ou de croire qu'elles sont partagées par les hommes d'État japonais ; tous les pays ont leurs bruyants chauvias, qui en général attirent plus d'attention à l'étranger que che£ eux, où on ne les écoute guère. Pourtant il ne faut pas laisser entièrement de côté de pareilles maniCostaticais lorsqu'on étudie la politique internationale, car les rêveurs ne sont parfeâs qu'une sorte d'avant* garde de l'opinion, des gens qui ont l'indiscrétion d'ex-'
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primer tout haut des espérances que les autres nourrissent en secret.
Le premier de ces griefs des patriotes japonais, c^est l'annexion d^Hawaï. Sans doute la protestation inutile qu^ils firent entendre à Fépoque de Tannexion (ut bientôt retirée officiellement; mais le sentiment de déception dont elle était issue n^a pas entièrement disparu, et on peut s^attendre à le voir subsister tant que le nombre des Japonais dans ces lies remportera sur le chiffre total des autres habitants, et sera de beaucoup supérieur k celui des Américains.
Aux Philippines, la situation est différente. On n'y trouve qu'un petit nombre de Japonais, et, quoique leur chiffre augmente, il ne deviendra jamais formidable, i cause de la nature tropicale du climat, qui ne leur convient pas plus qu'au blanc. Dans le passé, le Japon a eu quelques attaches de peu d'importance avec cet archipel. A une époque plus récente, on l'accuse de l'avoir convoité, d'y avoir encouragé la révolte des indigène» contre l'Espagne, et, maintenant que les États-Unis en ont pris possession, de n'attendre qu'une bonne occasion pour se saisir de cette belle dépouille.
Ces idées, à ce qu'il semble, n'ont pas grand fonde> ment. Admettons que les impérialistes exaltés du type ordinaire désirent ardemment les Philippines ; ce n'est pas une raison pour prêter les mêmes ambitions aux hommes d'État de Tokio. Rien ne prouve qu'ils aient jamais eu des vues sur les tles lorsqu'elles appartenaient à l'Espagne. Certains insurgés qui trouvèrent au Japon un refuge y éveillèrent quelques sympathies, et