‹ les etatsunis pendant la guerreChapitre 29 sur 38 · I.E PRÉSIDENT LINCOLN · texte numérisé non relu

I.E PRÉSIDENT LINCOLN

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douceur, modestie, bonté; mais il. comprend-, les dangers du pré.sent, et déjà l’avenir se révélé c^t

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le pays qu’il aimait tant, ét qu’il ne devait jamais

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revoir. Qu on se rappelle les circonstances au milieu

desquelles il recueillit le pouvoir des mains débiles

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de son prédécesseur. Washington et le Capitole rnénie • V- 'V 4 ' nil.’.ii 5-0 i.M). J

remplis de traîtres, le trésor vide, point de manne,

point d’armée, quelques officiers, tous amis person-

ncls des rebelles, les chambres profondément divisées , l opimon publique presque aussi vivepeiil soulevée contre lés abolitionnistes que contre ces.sionnistes et les confondant dàns'ses colèrès irre-

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fléchies, une disposition tacite ou avouee à éviter l’ouiê* lutte immédiate dû directe avec [‘esclavage, dans la pensee de ramener, s il était possible, ceux que I on considérait encore comme des freres égarés^ le sentirnent hàtiorial s’abritant soüs cetté/lormufp « t/ie ' (%on as il was» (l’Union telle'' qu^elié^^tajt)j mais disposée en réalité, "dans son àvpugle ferveur, p rendre au Sud bien plïp que seS anciens privilèges.-^ voilà cc'que*l\I. Lincoln trouva autour de tuii|Dan^^ flux des opinions, des’passions,des projets contraires, il n’apèrçut qu’un point immobile^ et il s"’y fîxa^/^oi*^t devait changer,' mais mie cHose 'devait resteViIçbouL l’Union; La ‘grande sagacité de‘M.”lLîncoln*p^nè^ vite ce qu’il y avait dans des sentiments* dii jieupte américain de faux, d’artificie!,'’ de pérTs.sabje,''cl‘cè

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LE PRÉSIDENT LINCOLN

qu’il y avait de stable et de fondamental. Les yeux n’aperçoivent pas la racine tenace qui sous le sol fait presque partie du rocher : ils ne contemplent que les branches^ les feuilles, les fleurs avec lesquelles jouent î’air et lè soleil ; mais quand un vent fougueux a emporté ces dernières, la vie se réfugie encore dans la racine.

L’attitude prudente, presque timide, deM. Lincoln

au commencement de sa présidence, s’explique par

sa grande déférence pour l’opinion publique ; une

grande réserve lui était aussi imposée par les cir-

constances mêmes de son élévation au pouvoir.

Depiiis longues années, le parti démocratique régnait

en maître à Washington ; le parti républicain n’avait

ni les traditions ni le prestige qui s’acquièrent par le

long exercice de l’autorité ; il n’avait même triomphé

dans les élections que grâce à la division de ses ad- > ' * ■ versaires. M. Lincoln était regardé comme un intrus

dans cette capitale, où des hommes tels que Sumner,

Seward, Chase, furent si longtemps considérés comme

des étrangers. Je suis, pour ma part, convaincu que, le jour où il entra à la Maison- Blanche, M. Lincoln se

dit a lui-même, dans le silence solennel de sa, con-

science : « Je serai le libérateur de quatre millions

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d esclaves: ma main a été choisie pour frapper de mort l’institution servile, » Devait-il, pouvait-il le dire

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tout haut, du balcon du Capitole? S’il l’eût fait, il

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