DEUXIÈME ACTE
PETALES ET COROLLES
Pour décor : une
lisière de forêt, aux frondaisons légères
comme un . ,/
tulle ^^,-— ^^
vert tendre; un jardin où des fleurs roses et blanches sont piquées, au bout de fines branches, ainsi qu'en une chevelure.
Un orchestre — de rouges-gorges, de mésanges, de loriots, de fauvettes — chante à perdre haleine.
Choient, embaumés , des pétales
d'amandier, de pêcher, de pom-
sont encore des %^ danseuses • à cheveux blonds, à
toisons d'or.
Les charmantes, vêtues de "aze tissée
PETAl.ES ET COROLLES
par les araignées des champs, n'appartiennent point à cette terre ;
en traînant des parfums étranges qui grisent.
elle? ne font encore qu'effleurer l'homme et elles ne parlent pas; ■
c'est pour cela que le rêveur les aime.
H LVrUîr
Un malotru de merle, à bec jaune, se permit de siffler :
on le laissa seul.