Voy. Mémoire deir Osscrv. del Coll. Rom., Année
ment le constater, elle ne coïncide pas avec la voie lactée; mais elle n'en est pas très-éloignée; et même elle suit pendant une grande partie de sa route la branche supérieure de cette voie qui, se séparant du corps principal dans la constellation de l'Aigle, court vers la tête du Scorpion.
La voie lactée ne paraît pas ordinairement avoir du côté d'Orion de subdivision correspondante à celle du Sagittaire ; mais la découverte faite par nous en 1855, que la nébuleuse d'Orion peut se prolonger jusqu'aux limites très-reculées de & en déclinaison et 4'^ en JR, établit une symétrie appréciable, dans cette conformation céleste, pour les deux hémisphères opposés. Les nébuleuses isolées d'Andromède et du Triangle appartiennent peut-être à ce système, mais dans la partie opposée du cercle. La région privée de lumière blanche, près du Cygne, qu'on appelle le Sac à charbon du Cygne, ne finit pas là où on le voit communément dans les soirées ordinaires; mais, dans les plus belles nuits, elle peut être prolongée jusque près du pôle en forme de m allongé. Or cette bifurcation correspond précisément à celle qu'on obtient en prolongeant jusque-là le grand cercle qui passe par la partie antérieure du Scorpion et d'Orion. Dans cette zone, il y a beaucoup de nébuleuses, et les nombreux amas stellaires ou groupes globulaires semés dans Hercule, le Dragon, le Ser- . pentaire, la Lyre, le Taureau, les Gémeaux, etc., font certainement partie de cette formation, tant ils sont voisins de ce cercle. Ce fait est très-important, parce que c'est la preuve que ces groupes se sont constitués à la place d'une grande étoile.
Pour conclure, la zone des étoiles brillantes forme un système partiel bien défini qui coupe la zone de la voie lactée sous un angle très-aigu ; les deux formations se confondent donc sur une grande partie.
Le petit nombre d'étoiles brillantes qui s'éloignent de cette zone sont celles du Lion, du Petit Chien et des Gémeaux ; elles forment encore une autre zone bien distincte qui passe par ces constellations non loin de la grande Ourse d'un côté, et rejoint les étoiles brillantes de la Grue et du Paon, non loin du Poisson austral, du côté opposé. Le pôle boréal de ce nouveau cercle est près de a de Céphée et rencontre presque à angle droit le grand cercle précédent ; il coupe l'équateur près de la ceinture d'Orion.
Il était intéressant de rechercher la position de ces cercles par rapport à celui du mouvement propre du soleil dans l'espace; nous nous bornerons à dire ici que le pôle de translation du système solaire est sur le cercle principal des grandes étoiles, et qu'il est plus spécialement rapproché du point d'Hercule où se croisent ce cercle des grandes étoiles et celui des secondaires qui passe par le Lion et les Gémeaux.