XII NOTICE SUR LE P. SECCHI
ment astronomiques, l'auteur expose les idées qui ont cours aujourd'hui sur les rapports qui relient tous les astres dont l'observation nous révèle l'existence. Notre système planétaire, quelque grand qu'il nous paraisse, n'est qu'un point imperceptible dans l'immensité ; notre soleil n'est lui-même qu'une des petites étoiles dont l'ensemble constitue le système de la Voie lactée, et au delà de ce système, bien d'autres encore doivent flotter dans l'espace insondable.
Quand on aura lu les Étoiles, on aura acquis une notion suffisante des travaux astronomiques du P. Secchi. Mais à côté de ceux-là, il y en a d'autres qu'il serait injuste de passer sous silence, quoiqu'ils aient été presque entièrement éclipsés par les premiers.
Le directeur de l'Observatoire du Collège Romain avait commencé sa carrière scientifique par l'étude de la physique , et il ne l'abandonna jamais entièrement. On lui doit, outre ses premiers travaux, un ouvrage sur V Unité des forces %)hysiques, écrit sous l'influence des idées que la théorie mécanique de la chaleur a vulgarisées, et dont le titre indique assez la tendance générale. Mais il consacra surtout tout le temps que l'astronomie lui laissait à la météorologie et à l'étude du magnétisme terrestre. Dans le premier ordre d'idées, reprenant un projet de Philippe de Girard, il construisit le premier un météorographe universel, qui fut exposé à Paris en 1867 et excita alors une grande curiosité. Il fit faire, en outre, sous sa direction, des observations régulières au Collège Romain et contribua pour la plus grande part, par son exemple et son influence, au développement des études météorologiques en Italie.
Pour le magnétisme, il institua une série d'observations régulières et fut toute sa vie préoccupé de saisir les liens qui pouvaient le relier à d'autres phénomènes cosmiques. Dès 1854, il faisait du soleil un aimant, dont la présence