TABLBAU COMPARATIF DES OBSERVATIONS MODERNES SUR L'ÉCLAT DBS PLÉIADES
leiHLPCLMF 1 A H W f
1603 1610 1650 1660 1693 1700 1708 1746 1756 1800 1839 1850 1860 1874 ISM
1 Alcyone.. .4433333333 3,6 3,2 3,0 3,0 $,•
2 Electre. .. 5 5 6 6 5 5 5 4 5 4,5 4,5 4,7 4,5 4,5 4,5
3 Atlas. ... 5 5 6 6 5 6 5 5 5 5 4,5 4,0 4,0 5,0 4,6
4 Maïa. ... 5 5 6 6 5 6 5 4i 6 5 5 4,8 5,0 4,5 5,0
5 Mérope. ..5555555456 6 4,5 4,7 5,5 5,6 BTavffète.. . 5* 5 5 6 5 6 5 5 5 5 5 5,0 5,0 5,5 5, S 7 28 Bessel. . 0 6 0 0 7 0 0 7 0 0 7 6,9 6,3 7,2 6,i ÔPlëione 0 7 7 0 6 74 6 6 6 5,5 5,5 6,2 6,3 5,7 6,3 9 18 FI : 0 7 0 0 7 7 8 6 7 7 7 6,3 6,3 6,2 6,4
40 Celœno*. ! . 0 6 7 0 6 7 6 6 6 5,5 6,5 6,5 6,3 6,0 6,5
44 26 FI 0 6 0 0 7 7i 8 8 0 7,5 7,5 7,0 6,5 7,5 6,7
2 Astérope.* .' 0 7 0 0 7 64 7 6 0 7,5 7,5 7,0 0 6,5 6,8
îbSi 0 0 7 0 6 0 8 9 0 0 8,5 8,8 0 9,0 8,9
7BeSel. ! 0 0 0 0 7 0 8 9 0 0 8 8,2 0 8,2 8,«
Ne quittons pas les Pléiades sans remarquer encore qu'elles sont entourée» d'une vague nébulosité, découverte par Tempel en 1859 et décrite avec soin par Goldschmidt en 1863. La partie australe commence juste à Mérope, d'où elle s'étend au sud et à Touest comme un éventail; la partie boréale descend vers Alcyone à peu près symétriquement par rapport à Téventail de Mérope. Cette nébuleuse doit être variable, car on la distingue parfois à Taide de très faibles
904 LES PLÉIADES
instruments; cependant la transparence atmosphérique joue ici un si grand rôle que cette variabilité n*est pas absolument certaine. Mais elle est très probable, et cette probabilité est encore accrue par ce fait que, dans cette môme région du del, dans le Taureau, plus près d'Aldébaran, une autre nébuleuse, observée par Hind en 1852, a aujourd'hui complètement disparu.— Nous avons déjà vu, dans la carte de Jeaurat(/l9. 220), une nébuleuse indiquée au nord d'Atlas et d'Alcyone. Sur la carte d'Engelmann, la nébuleuse de Mérope consiste en une simple petite tache, au sud de cette étoile. Des observations récentes ont également montré des aspects fort différents. La variation est presque certaine.
Cette réunion d'étoiles forme-t-elle une astociation réelle^ un groupe physique, un amas de soleils, un univers dans Tunivers? Ou bien n'aurions-nous sous les yeux qu'un effet de perspective dû à l'agglomération fortuite d'un grand nombre d'étoiles sur le môme rayon visuel? La réponse à cette question capitale n'est plus douteuse aujourd'hui. Déjà, il y a plus d'un siècle, Mitchell faisait la remarque, fondée sur le calcul des probabilités, qu'il y a 500 000 à parier contre 1 que les six principales étoiles des Pléiades ne sont pas réunies là par hasard, mais forment une véritable association physique. Cette probabilité déjà si haute n'a fait que s'élever davantage à mesure que de nouvelles étoiles, de plus en plus multipliées, ont été découvertes dans le môme groupe, et aujourd'hui il est impossible de douter qu'il n'y ait là un archipel d'Ues célestes réunies dans une commime destinée. Revoyez notre fig. 208, qui permet d'apprécier les environs de cet archipel sidéral, et vous remarquerez son isolement relatif, son agglomération progressive vers le centre, en un mot son unité. Il est probable, néanmoins, que plusieurs des étoiles avoisinantes se trouvent en avant ou en arrière et ne font pas partie de l'amas.
Les mouvements propres déterminés pour les principales étoiles de l'amas ont complété la certitude en montrant qu'une direction commune emporte le système dans l'espace. En comparant ses observations de 1825 à celles de Bradley en 1755, Bessel a déterminé les mouvements propres qui se sont manifestés pour cette période, et M. Wolf, en comparant à son tour ses observations de 1874 à celles de Bessel en 1840, a conclu ceux qui résultent de cette dernière période. Il va sans dire que, pour un aussi faible intervalle de temps (1755 à 1874), ces mouvements doivent ôtre considérés comme réguliers. La valeur la plus sûre que nous pouvons obtenir est donc de prendre la moyenne de ces deux déterminations. La voici :